Publié le 08/05/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
LES CHEVALIERS DU CIEL
A la base, Muriel Baptiste n’intervient dans la série « Les chevaliers du ciel » que parce qu’elle est à l’époque du tournage (1966) la compagne de Jacques Santi.
Le personnage qu’elle devait jouer s’appelait Colette, mais lorsque Laverdure (Christian Marin) lui demande son nom, à la fin du septième épisode, elle répond : « Muriel ».
Muriel n’y fait qu’une apparition anecdotique, elle intervient au début du sixième épisode et à la fin du septième.
La série comportera une première saison de treize épisodes, qui seront diffusés de septembre à décembre 1967. Tournée en noir et blanc et colorisée par la suite, cette première saison a été longtemps invisible (Seconde diffusion sur FR3 en été 1979). Il y aura une seconde et une troisième saison (1968 puis 1969-70) mais sans Muriel. On a parfois des surprises dans cette série, par exemple, lors de la seconde saison, Pascale Roberts joue une espionne. Cette actrice avait débuté dans des rôles de vamps dans les années 50 au cinéma.
Ce n’est pas un grand rôle pour Muriel, mais elle y fait la connaissance de Christian Marin qu’elle retrouvera en 1968 au cinéma dans le film « Le mois le plus beau ».
Depuis des années, c’est l’un des seuls rôles de Muriel que l’on peut voir (édition en VHS puis en DVD).
Dans les deux épisodes dans lesquels elle joue, on peut voir Jean Sobieski, qui fut l’époux d’Olga George Picot (Partenaire de Muriel dans « Le premier juré »).
Muriel n’a aucune scène commune avec Jacques Santi dans la série.
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Publié le 23/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
Cette année marque le 40è anniversaire de la première diffusion de "La princesse du rail" (Février 1967) et donc de ma découverte de Muriel.
Il serait bienvenue que la réédition en dvd de la série ait lieu maintenant.
Publié le 21/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
LES ROIS MAUDITS/2 : LA REINE ETRANGLEE
Fresque historique en six épisodes, d’après l’œuvre de Maurice Druon. Adaptation : Marcel Jullian. Directeur de la photo : Pierre Mareschal. Décors : Maurice Valay. Costumes : Monique Dunan. Musique : Georges Delerue. Combats réglés par Claude Carliez. Réalisation : Claude Barma (Tournage : à partir de décembre 1971, 1ère diffusion : jeudi 28 décembre 1972, 2e chaîne ORTF).
Avec : Muriel Baptiste (Marguerite de Bourgogne), Catherine Hubeau (Blanche), Georges Ser (Louis X le Hutin), Jean Piat (Robert d’Artois), Georges Staquet (Lormet), Jean Deschamps (Charles de Valois), André Falcon (Enguerrand de Marigny), Bruno Balp (Bersumée), Monique Lejeune (Clémence de Hongrie), André Luguet (Bouville), Jean Luc Moreau (Guccio), Henri Virlojeux (Le cardinal Duèze), Louis Seigner (Tolomeï), José-Maria Flotats (Philippe le long)
29 novembre 1374 : Philippe Le Bel est mort. Louis X, son fils, lui succède. Il veut se remarier, mais doit auparavant obtenir l’annulation de son mariage. Le royaume se déchire entre d’une part Enguerrand de Marigny, le coadjuteur du défunt roi, et Charles de Valois, qui gouverne à travers le frêle Louis X.
Louis envoie Robert d’Artois à Château Gaillard où est emprisonnée Marguerite, pour qu’elle reconnaisse que sa fille Jeanne n’est pas de son mari, et qu’elle s’est toujours refusée à lui, permettant ainsi l’annulation du mariage. Marguerite refuse, si Louis venait à mourir, sa fille Jeanne deviendrait reine et il faudrait compter avec elle comme régente.
Mauvais calcul : Louis ne meurt pas, et lorsque Marguerite à bout de forces, écrit une lettre pour l’annulation du mariage, Marigny – qui la reçoit – la brûle. La mère de Clémence de Hongrie ayant demandé que le mariage de Louis X avec sa fille se fasse avant l’été, et le roi ne parvenant pas à faire élire un pape pour prononcer l’annulation de son mariage, il fait étrangler Marguerite dans sa prison, et « donne » Marigny à Charles de Valois en le faisant pendre.
Dans cet épisode, Muriel Baptiste a le premier rôle, elle est la vedette, mais la mort de son personnage la fait disparaître des épisodes suivants. L’épisode, plus que d’autres, nous donne une impression de théâtre filmé, tout est fait en studio. Nous ne voyons pas la forteresse de Château Gaillard. Beaucoup de gros plans sur Muriel, dont le visage est fatigué et les traits tirés par la maladie et la souffrance. Muriel ayant ici des cheveux, on peut supposer que Claude Barma n’a pas tourné « le roi de fer » et « la reine étranglée » dans l’ordre, puisque dans la scène du procès du premier épisode, Muriel était rasée.
Muriel est ici enlaidie, mais elle n’a jamais été aussi forte, aussi lumineuse, que dans le rôle de cette reine déchue. C’est un épisode tout en émotion et en tristesse, concentré sur l’impasse dans laquelle l’annulation du mariage provoque des drames (Exécution de Marguerite et de Marigny). Beaucoup d’acteurs du « roi de fer » ne reviendront que dans le 3e épisode : « Les poisons de la couronne » (Comme Catherine Rouvel).
Jean Piat se livre au début à un jeu du chat et de la souris avec Muriel, pourtant lorsque je lui écrivis en 1990, il ne se souvenait plus d’elle, il m’a dit ne l’avoir jamais revue après le tournage. Ce rôle va marquer Muriel Baptiste bien plus que « La princesse du rail » mais sans pour autant lui permettre de continuer sa carrière de comédienne.
La musique du regretté Georges Delerue, la voix de Jean Desailly, tout contribue à rendre l’épisode poignant, déchirant, triste.
Publié le 19/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
LES ROIS MAUDITS : 1. LE ROI DE FER
Fresque historique de Claude Barma (1972-début du tournage décembre 1971), d’après le roman de Maurice Druon. Adaptation : Marcel Jullian. Directeur de la photo : Pierre Mareschal. Musique : Georges Delerue. Combats : Claude Carliez. Décors : Maurice Valay. Costumes : Monique Dunan. (Première diffusion le jeudi 21 décembre 1972, 2e chaîne ORTF)
Avec : Georges Marchal (Philippe Le Bel), Muriel Baptiste (Marguerite de Bourgogne), Georges Ser (Louis Le Hutin), Michel Beaune (Edouard II), Geneviève Casile (Isabelle de France), Xavier Depraz (Jacques de Molay), Jeanine Crispin (Eliabel de Cressay), José Maria Flotats (Philippe de Poitiers), Hélène Duc (Mahaut d’Artois), Patrick Lancelot (Philippe d’Aunay), André Luguet (Hugues de Bouville), Jean Piat (Robert d’Artois), Patrick Préjean (Pierre de Cressay), Catherine Rich (Jeanne de Bourgogne), Vincent Gauthier (Gautier d’Aunay), Catherine Hubeau (Blanche de Bourgogne), Gilles Béhat (Charles de la Marche), Catherine Rouvel (Béatrice d’Hirson), Yvon Sarray (Thierry d’Hirson), Louis Seigner (Spinello Tolomei), Anne Kreis (Marie de Cressay), Jean Luc Moreau (Guccio), Jean Deschamps (Charles de Valois), André Falcon (Enguerrand de Marigny), Guy Saint Jean (Jean de Cressay), Georges Staquet (Lormet)
Difficile de dire quoi que ce soit de nouveau et d’original sur ce film qui constitue avec sa suite « La reine étranglée » le plus beau rôle de Muriel Baptiste. Robert, comte d’Artois, spolié de ses terres, se rend à Londres auprès d’Isabelle, reine d’Angleterre et fille de Philippe Le Bel, pour dénoncer ses cousines, coupables d’adultère. Son but : se venger de sa tante Mahaut qui l’a dépossédé. Il réussit son entreprise et les princesses sont confondues. Marguerite de Bourgogne (Muriel Baptiste) et Blanche sont condamnées à la forteresse à vie, Jeanne, sœur de Blanche, à une peine moins lourde. L’histoire se passe sur fond de procès des templiers, que le roi Philippe Le Bel fait brûler pour prendre leur fortune. Sur son bûcher, le grand maître de l’ordre maudit le pape, Nogaret et le roi, ainsi que ses descendants jusqu’à la treizième génération. Le pape meurt de mort naturelle, Nogaret est empoisonné par Mahaut, et Philippe Le Bel foudroyé par une attaque. Malédiction ou coïncidence ?
Nous assistons aussi à la petite histoire de gens modestes, comme Guccio, fils du banquier Tolomeï, qui s’éprend d’une fille de noblesse.
La distribution est importante, je n’ai pas cité tous les rôles, mais l’action est sacrifiée ici au profit de la mise en valeur de l’intrigue. Nous sommes proches du théâtre filmé. Maurice Druon a mis plus de dix ans à se laisser persuader par une adaptation télévisée. Il craignait une reconstitution en costumes. Barma s’est attaché à mettre en valeur les personnages, leurs émotions (Haine, amour, souffrance). Ce téléfilm est en 1972 un énorme succès public et critique. La dureté des scènes et du tournage rend Muriel Baptiste malade, elle devra voyager et se reposer ensuite. Pour les besoins du film, elle sacrifie sa chevelure (Les princesses étant tondues lors du procès). L’importance du nombre d’acteurs dans la distribution fait que le succès rejaillit surtout sur Jean Piat. La série sera rediffusée en 1975, 1987 et 1990 avec le même triomphe. En 1974, Muriel Baptiste se plaignait dans « Télé Poche » qu’on ne lui propose plus que des rôles forts, suite à son interprétation de Marguerite. La majorité des personnes qui se souviennent de l’actrice aujourd’hui ne connaissent que ce rôle. Depuis plusieurs années, il est disponible en vidéo, hier VHS aujourd’hui DVD.
Publié le 19/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
Le temps passe. Mardi 17 avril 2007, de bonnes nouvelles de mon éditeur au courrier, le livre est en route, il faut attendre maintenant les délais de fabrication, les épreuves, le feu vert final de ma part qui ne devrait pas poser de problèmes. L’important est que la photo de Muriel donnée par Christian Marin soit en couverture. Pour le reste, je fais confiance à l’éditeur.
Voici l’une des rares (la seule ?) photo de Muriel parue dans un magazine de cinéma, en l’occurrence « Cinémonde », en 1966 à l’occasion de la sortie des « Sultans ». Je remercie chaleureusement la personne qui me l’a procurée. Jean Delannoy lors de la sortie du film en a voulu à Muriel parce qu’elle lui a fait faux bond le soir de la première (par timidité et peur de se voir à l’écran, véritable phobie chez elle). L’atmosphère sur ce tournage était tendue pour des questions de rivalités entre Gina Lollobrigida et Louis Jourdan, tel que le relate Philippe Noiret dans ses mémoires. Muriel dira plus tard s’être brouillée avec des tas de gens à cause de cette phobie de ne pas aimer se voir à l’écran.
Au cinéma, Muriel n’a pas eu de chance, car elle n’a tourné que quatre long-métrages. Dans « Les risques du métier », elle a un rôle très intéressant. Daniel qui m’aide depuis le début de ce forum s’est rendu dans une convention de collectionneurs, il m’a dit que Muriel ne figurait pas sur les photos d’exploitation du film avec Jacques Brel (les fameuses photos couleurs exposées dans les salles à l’époque), il n’y a que son nom sur l’affiche du film qui coûte 40 euros. Espérons que ce film sera réédité en DVD. Pour le reste, mais ce n’est pas une surprise, on ne trouve rien sur Muriel dans les conventions de collectionneurs cinéphiles. Elle est déjà tellement oubliée dans son propre domaine, la télévision.
Il est difficile de réaliser que l’une des personnes à qui je voulais faire lire la biographie, Francis, n’est plus là. Il a partagé trois ans cette passion, il était mon confident, cela l’amusait beaucoup, nous étions des ados. Ceux d’aujourd’hui trouveraient cette passion risible. Dans tous les cas, Muriel et Francis ne sont plus là, il ne reste que moi. C’était aussi une autre époque, où les gens étaient moins blasés et moins pressés. J’ai souvent constaté par la suite, sans parler spécialement du sujet « Muriel Baptiste », que les gens ne sont plus à l’écoute des autres, ou bien ils le sont un temps et ils se lassent vite. Les gens qui dépriment font fuir, il faut amuser la galerie ou quitter la table de jeu. On se replie alors dans la solitude, on ne se confie plus.
Il y a les amis, les copains, les relations, qui s’éloignent. Dans l’un de ses livres, Pascal Sevran dit qu’il ne faut pas courir après les personnes qui vous oublient. Il dit cependant un peu trop que cela lui est indifférent pour que cela soit la vérité. Qui peut dire qu’il aime vivre en ermite ? Qu’il accepte de ne plus susciter que l’indifférence ?
En 1973, j’imaginais que Muriel Baptiste était une personne épanouie et heureuse, c’est l’image qu’elle donnait, et que donnent en général les artistes. L’enquête que j’ai menée pour la biographie m’a démontrée le contraire. C’est là un point commun que j’étais loin de penser avoir avec elle. Je dis dans le livre qu’un jour, Muriel a fermé les portes et par les hasards de l’existence, je la suis dans cette voie. Un jour, je ne serai plus là pour personne. Comme dans la chanson de Michel Berger « Le paradis blanc », « le téléphone pourra sonner/il n’y aura plus d’abonné…».
Publié le 19/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
La Sainte Emma
Je me souviens depuis l’année 1973 que le 19 avril est la Ste Emma, parce que ce jour là fut diffusé « Chapeau melon et bottes de cuir ». Il y avait Emma Peel/Diana Rigg dans l’épisode, et c’était le dernier épisode avec elle dans le cadre de cette rediffusion. A partir du 20 avril, les épisodes avec Linda Thorson prirent le relais. L’épisode du 19 avril, « Interférences », m’a marqué, et j’ai dû attendre septembre 1987 pour la troisième diffusion.
J’ai un souvenir de ce jour là. J’ai vu l’épisode avec ma grand-mère et lui ait dit : « Tu vas voir, à la fin, Emma va quitter Steed et lui dire au revoir, lui faire un signe de la main ». Cette séquence ne fut pas diffusée et pour cause, elle appartient à un autre épisode : « Ne m’oubliez pas », qui fut diffusé le 20 octobre 1968 et sera rediffusé en soirée en septembre 1973 sur la première chaîne.
J’étais bien encore un véritable enfant : l’une des choses qui me passionnait le plus dans l’épisode « Interférences », c’était d’y voir une ambulance, une fourgonnette de la marque Bedford Lomax, que je possédais en miniature « Matchbox ». En 1973, je jouais encore aux petites voitures ! J’étais un enfant plein de paradoxes, amoureux d’une actrice princesse du rail et reine de Bourgogne, mais dans le même temps solidement attaché à des choses de mon âge. Je lisais la bibliothèque verte et dévorais la série « Michel » de Georges Bayard. Lorsque mes parents faisaient des courses, j’essayais toujours de m’en faire offrir un volume. La collection en comportait 21 à l’époque, et je les ai lu et relu. Pas étonnant que je ne compris pas grand-chose au roman « Les sultans », acheté en 1973 ! Par contre, lire « Les rois maudits » ne me posait pas de problèmes, même si je n’ai certainement pas saisi toutes les nuances de l’œuvre à l’époque. Lorsque Bersumée dit à Robert d’Artois que le péché de Marguerite, c’est « la chair », je ne comprenais pas, ni ne cherchais à comprendre ! Je me souviens aussi d’une phrase concernant Louis X le Hutin : « S’il n’honorait pas autrement Marguerite, on comprend très bien qu’elle l’ait trompé ». C’était du chinois pour moi.
Avant 1973, je n’avais vu que des bribes de « chapeau melon » car je n’ai eu la seconde chaîne qu’en janvier 1971. J’ai découvert l’épisode complet « la chasse au trésor » chez un oncle, qui était installateur de télé. C’est lui que j’attendais avec tant d’impatience le samedi 16 décembre 1972, jour de déménagement, pour qu’il m’installe la télévision. J’ai vu quelques secondes de « le village de la mort » en accompagnant ma mère chez cet oncle pour une brève visite. Il tenta de nous installer la seconde chaîne mais le vieux récepteur 819 lignes était réfractaire. J’ai donc dû voir quelques images de « Interférences » (Dimanche 13 octobre 1968) et « Ne m’oubliez pas » (20 octobre). Hélas, j’ai raté bien pire, notamment « Lancelot du lac » avec Muriel Baptiste le 25 décembre 1970.
Je suis plus un fan d’Emma Peel que de Diana Rigg. Cette femme libre et indépendante a des similitudes avec Marguerite de Bourgogne. Tous les ans, le 19 avril, j’ai une pensée pour Emma et je me rappelle ce jour de ma jeunesse. Et puis Emma, c’est Emma Bovary, c’est « Je m’appelle Emma » de Nicole Croisille, c’est l’excellente actrice anglaise Emma Thompson qui a inspiré une chanson à Moustaki. C’est un très beau prénom. Presque aussi beau que Muriel !
Si « Le temps de vivre, le temps d’aimer » en arrivait à son 16e épisode et était toujours aussi passionnant, « Le premier juré » se concentrait sur les révélations de Laurence Meunier (Aude Loring) à Patrick Leroy (Michel Le Royer). Il est difficile, 34 ans après et sans rediffusion, de se rappeler si Muriel était dans l’épisode ou non, je me souviens qu’elle ne figurait pas dans tous, et ces soirs-là, j’étais déçu, car il n’y avait que 20 épisodes au total.
Je n’étais cependant pas trop inquiet, en me disant que dans « le prochain feuilleton », Muriel Baptiste serait mieux lotie. Dans le contexte d’avril 1973, qui pouvait savoir que sa carrière allait s’arrêter ? « Le premier juré » s’avérait décevant. L’intrigue tournait en rond. Il n’y avait pas un bon scénario. Dans le même genre, « Etranger d’où viens-tu », diffusé en septembre 1974 chaque soir à la même case horaire, était bien mieux réussi.
Le jeudi 19 avril 1973, j’ai promis à ma grand-mère de l’accompagner le lendemain au chemin de croix, à l’église : c’était vendredi saint, et j’allais rater le 1er épisode de « Chapeau melon » avec Linda Thorson : « Miroirs ».
Publié le 19/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
Les bracelets en bois en forme d’anneaux
Pendant des années, disons toute la première moitié des années soixante dix au minimum, il m’est arrivé, en particulier lors de vacances, de me trouver devant ces boutiques de souvenirs qui vendent des cartes postales et des bijoux factices. Et souvent, des bracelets, à l’époque ils étaient plutôt gros, en bois, et gravés à votre prénom. Une petite pancarte indiquait que vous pouviez à la demande faire graver le prénom de votre choix si vous ne le trouviez pas.
Et là, à chaque fois, j’ai tourné les présentoirs jusqu’à la lettre « M » et j’ai cherché « Muriel ». J’ai souvent trouvé « Murielle ». Pour quelle raison, je ne saurais l’expliquer ! Je n’allais pas en porter un ( !), ni en envoyer un à Muriel Baptiste dont j’ignorais l’adresse.
C’était un réflexe chez moi, un moment où je pensais à elle, parce que Muriel Baptiste était l’idéal féminin, la femme avec un grand F, et l’objet d’un amour sincère et profond. Muriel était ancré au plus profond de mon cœur, c’était une partie de moi. Il y a des moments où je pensais à elle de façon constante (décembre 1972 à juillet 1973), d’autres où elle était moins présente, mais cette réaction devant les présentoirs de bracelets est révélatrice.
Ais-je jamais un jour cessé de penser à elle depuis un certain mois de février 1967, lorsque – enfant – je la découvris en petite gitane dans le feuilleton « La princesse du rail » ?
Publié le 18/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
LES RISQUES DU METIER
Film d’André Cayatte (1967). Scénario : André Cayatte et Armand Jammot. Dialogues : Armand Jammot. Directeur de la photo : Christian Matras. Décors : Paul Boutié. Musique ( ?) : Jacques Brel et François Rauber.
Avec : Jacques Brel (Jean Doucet), Emmanuelle Rivat (Suzanne Doucet), Jacques Harden (Mr Arnaud), Nadine Alari (Mme Arnaud), Marius Laurey (Roussel), Christine Fabréga (Mme Roussel), Albert Michel (Mr Canet), Claudine Berg (Mme Canet), René Dary (Le maire), Maurice Nasil (Le docteur), Jacques Dynam (Michaud), Jean Mauvais (Lambert), Robert Le Beal (L’avocat), Muriel Baptiste (Martine Ogier), Michel Buades (Miguel), Gilberte Genia (Mme Monnier), Nathalie Nell (Hélène Arnaud), Delphine Desyeux (Catherine Roussel), Chantal Martin (Josette), Christine Delpin (Annette), Christine Simon (Brigitte), Catherine Wagener (Sylvie)
*Pour avoir vu plusieurs fois ce film, il n’y a pas de musique, d’où mon point d’interrogation.
En 1967, dans un village de l’Eurre, près de Louviers, un instituteur de campagne, Jean Doucet vit paisiblement avec son épouse également enseignante. Un jour, l’une des élèves de Doucet, Catherine Roussel, la fille du garagiste, accuse l’instituteur d’avoir voulu la violer. Elle pleure et a le corsage déchiré. Alerté par les parents, le maire se montre sceptique. Mais les parents portent plainte. Les inspecteurs Lambert et Michaud interrogent les enfants. La petite Annette Thomas leur raconte que ses parents, le jour de la fête du pays, ont vu Hélène Arnaud, la fille d’un entrepreneur de travaux publics, s’en aller à bicyclette dans la campagne et être rejointe par Doucet.
Accusé finalement par trois élèves d’attentat aux mœurs, l’instituteur se retrouve en prison. Sa femme s’efforce de faire apparaître la vérité.
Doucet est interrogé sur ses liens avec une ancienne élève, Martine Ogier (Muriel Baptiste). Il explique qu’il n’y a que de l’amitié entre eux, et de la reconnaissance de la part de Martine, car son jeune frère a été opéré et sauvé d’une tumeur au cerveau grâce à l’intervention de Doucet. Martine est la maîtresse de Mr Arnaud (père d’une des supposées victimes) qui lui a acheté un magasin de mode. Suzanne Doucet s’y rend pour obtenir un faux témoignage de Martine en faveur de son mari, ce qu’elle refuse. Doucet démontre son innocence lors d’une reconstitution, en prouvant que la première accusatrice, Catherine Roussel, n’a pu s’enfuir lors de la pseudo tentative de viol en emportant son cartable. Dans la foulée, les autres avouent avoir menti. Hélène Arnaud est la maîtresse d’un jeune ouvrier espagnol, Miguel, et la troisième accusatrice, Brigitte, a voulu faire comme les autres. Doucet et sa femme décident de quitter la région.
Dans ce film, Muriel n’a qu’une longue séquence, d’abord un flash back d’un repas chez elle avec Doucet lorsqu’il s’explique avec les inspecteurs. Puis, la scène s’enchaîne à la boutique de mode sur la tentative de Suzanne Doucet d’obtenir un faux témoignage.
Muriel est blonde et coiffée « à la Mireille Darc ». Il n’existe pas de photo tirée du film. Je n’en mets donc pas intentionnellement en tête de l’article. Elle joue son personnage avec beaucoup de finesse, passant de l’humour (scènes avec Brel) à la gravité (scènes avec E. Rivat). Une prestation aussi réussie aurait dû lui attirer d’autres propositions au grand écran, mais elle était cataloguée « actrice de feuilleton télé » par le cinéma. Comme elle, de nombreux comédiens célèbres dans les années soixante, de Dominique Paturel à Yves Rénier, ne feront pas carrière au cinéma pour cette raison.
Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
2ème CHAINE SAMEDI 10 JUIN 1967
PAR MESURE DE SILENCE
Pièce policière d’après le roman d’André Héléna. Adaptation de Véronique Castelnau et Philippe Ducrest. Réalisation : Philippe Ducrest.
André Héléna, auteur de très nombreux romans policiers, fait ses premières armes à la télévision avec cette adaptation de « Par mesure de silence » déjà paru en librairie.
Cette dramatique nous fait pénétrer dans le milieu des jeunes qui vivent en bandes plus ou moins en marge de la société. Ils cherchent le moyen d’exprimer leur personnalité en s’opposant au monde des adultes et, partant, ils sont prêts à toutes les aventures même les plus folles.
L’HISTOIRE COMMENCE AINSI : Garcia, Simon, Mickey, Riton et Paulo organisent un fric frac dans une bijouterie et le ratent…Vingt ans après, dans un bistrot où se réunissent des bandes d’adolescents et de voyous issus de tous les milieux, un homme d’âge mur qui pourrait être leur père, Garcia, peintre de cartes postales, raconte son passé. Devant ces bandits en herbe, public facile et admiratif, il raconte pour la nième fois, comment il a dévalisé un jour une bijouterie.
Parmi les gosses habitués du café, il y a « Johnny » - Michel de son vrai prénom – qui sort un poignard plus souvent qu’il ne s’en sert, qui vit chez sa tante, une femme aux amants éphémères. Il y a aussi « le coyotte », chef d’une petite bande dont l’arme favorite est la chaîne de vélo. Et puis il y a la jolie Cynthia, fille de bonne famille, élève de propédeutique adepte de l’amour libre. Tout ce petit monde se veut plus cynique qu’il ne l’est et Johnny tout autant que « le coyotte » aime Cynthia sans l’avouer.
Un jour, une bagarre est sur le point d’éclater entre Johnny et « le coyotte ». Mais un inconnu, Simon, s’interpose et chasse les adversaires. Etrange coïncidence : Garcia a reconnu en Simon son complice d’il y a vingt ans qui, selon lui, serait responsable de l’échec du fric frac…
DISTRIBUTION
SIMON
ALFRED ADAM
GARCIA
RAYMOND DANJOU
MICKEY
MARCEL NOURKIS
RITON
DANIEL CROHEN
PAULO
FULBERT JANIN
CYNTHIA
MURIEL BAPTISTE
MICHEL
JEAN FRANCOIS GOBBI
HENRY
TEDDY BILLIS
LE COYOTTE
MICHEL GONZALES
PAULETTE
PAULETTE DUBOST
SALMAIN
JACQUES BRUNET
LOIRET
FRANCOIS VALORBE
JOJO
CLAUDE CORTESI
STEPHANE
PASCAL FARDOULIS
SONNY
JACQUES ZANETTI
BOBBY
CHRISTIAN MELVILLE
HERVE
PATRICK BALKANY
MARIO
J PIERRE CHEVALIER
ANTOINE
JACQUES MASSON
CORINNE
CORINNE GORSE
JEAN LOUP
BERNARD ALANE
GINETTE
JOCELYNE BRESSY
MOULAY
MOULAY ABID BOUYA
DIDIER
HERVE RIEM
LE CHINOIS
DOAN CHAN BAN
MME LAVIALLE
GABRIELLE DOULCET
DUPUY
MICHEL CHABASSE
PIERRE
PIERRE REAL RICHEZ
ROSETTE
GINETTE BRIANCE
LUCIEN
SERGE MARTIN
LA CONCIERGE
FERNANDE ALBANY
LE GENDARME
PHILIPPE BRIZARD
UNE CLIENTE
YVONNE LEGRAND
LE BRIGADIER
MARCEL ROUZE
Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
1ere CHAINE MARDI 8 AOUT (1967)
LUCIDE, LUCILE
Dramatique d’après un scénario original de Marianne Lewis-Schreiber. Adaptation : Marianne Lewis-Schreiber et Jean Paul Sassy. Décors : Janine Thomann. Costumes : Huguette Chasseloup. Directeur de la photographie : Marc Fossard. Réalisation de Jean Paul Sassy.
Marianne Lewis-Schreiber a voulu avec « Lucide Lucile », donner le reflet d’une certaine jeunesse. Son soucis premier : tenir le téléspectateur en haleine mais en utilisant des rebondissements plausibles.
L’auteur a également écrit son scénario en « pensant télévision », c’est-à-dire avec la volonté de toucher tous les publics et de provoquer éventuellement la discussion autour du téléviseur familial.
Lucile est une jeune femme moderne qui essaie de ne pas se laisser enfermer dans un système. C’est une fille volontaire, entière « ni ange, ni démon » mais dont les réactions ont des conséquences parfois surprenantes.
L’auteur s’est inspiré des jeunes qu’elle voit autour d’elle pour écrire cette histoire.
Enregistrée aux Buttes Chaumont, « Lucide Lucile » comporte quelques séquences filmées qui ont été tournées à Saint Germain des Près (Café Bonaparte et le Bilboquet) et sur la route d’Arpajon.
L’HISTOIRE COMMENCE AINSI : Jean Marc, un jeune homme à l’allure désinvolte, aborde dans un café une fille prénommée Lucile, qui n’arrive pas à obtenir un numéro de téléphone. Comme Lucile refuse de le revoir, il se débrouille pour glisser dans son sac son nom et son adresse et il lui dit en la quittant « A demain ».
Le lendemain, Lucile sonne à la porte du studio de Jean Marc. D’abord réticente, elle se laisse peu à peu charmer par Jean Marc. Le jeune homme, qui a 25 ans, déclare attacher plus d’importance à l’amour qu’à l’argent…
10 photos illustrent la présentation de ce téléfilm, mais aucune avec Muriel.
DISTRIBUTION
Jean Marc
DANIEL SOLA
Lucile
JULIETTE MILLS
Laurence
FANNY GAILLARD
Yvette
EVELYNE KER
Agnès
MURIEL BAPTISTE
Dr Menesson
MARC CASSOT
L’anglais
TONY JACQUOT
Le notaire
FERNAND BERCHER
Olivier
JEAN PIERRE LAMY
La mère
LEA GRAY
L’anglaise
LYNE GORDON
1ère infirmière
LISIANE LECUYER
2ème infirmière
CLAUDE MATHIS
1ère femme de chambre
GENEVIEVE BUCCHINI
2ème femme de chambre
MICHELE WALKER
La cliente
ODILE AVAZERY
La jeune fille
GRAZIELLA BUSSI
1er garçon de café
RENE RALL
2ème garçon de café
EDMOND CASSIRIS
3ème garçon de café
ROBERT BREMAND
La fille du café
AMELIE PREVOST