Posté le 30.12.2007 par fansdemurielbaptiste
Grace à un internaute que je remercie, j'apprends la sortie du film "Les risques du métier" en DVD.
La dernière édition remonte à 1995 en VHS.
Cette-fois, c'est un coffret Jacques Brel avec 2 DVD ("Mon oncle Benjamin" et "Les risques du métier") qui est sorti le 7 décembre 2007
S'agissant de "La princesse du rail", la sortie est repoussée à septembre 2008 chez Koba Films Vidéo.
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Posté le 27.12.2007 par fansdemurielbaptiste
Publiée en juillet 1972, alors que Muriel triomphait dans "Les dernières volontés de Richard Lagrange"
Posté le 23.12.2007 par fansdemurielbaptiste
Voici l'adresse d'un blog où la carrière de Muriel sera détaillée depuis ses débuts en 1964 dans "Gigi".
MURIEL BAPTISTE ETERNELLE
http://murielbaptisteeternelle.blogspot.com/
Posté le 15.12.2007 par fansdemurielbaptiste
TELE 7 JOURS IL Y A TRENTE CINQ ANS
En relisant le Télé 7 Jours n°660 du 16 décembre 1972, on ne trouve pas grand-chose sur « Les rois maudits », en dehors de la présentation du « roi de fer » le 21 décembre (avec une toute petite photo noir et blanc de Muriel dans les bras du regretté Patrick Lancelot), une courte interview de Claude Barma, un portrait de Maurice Druon.
Mais malheureusement rien sur les acteurs et en particulier sur Muriel.
On replonge en parcourant les pages dans une époque révolue.
Le courrier des lecteurs vaut déjà en lui-même une mine. Le téléspectateur de 1972 était plus naïf (dans le bon sens du terme) que celui de 2007. « Sept jours d’actualité » parle de Marilyn Monroe, Henri Salvador, Jean Richard, Marie José Nat, Marc Dudicourt, Roger Lanzac, Jacques Fabbri, Haroun Tazieff, Les Charlots. Comme il y a moins de programmes à présenter, Télé 7 jours s’étend davantage sur chacun.
Relire ce numéro 660 trente cinq ans après procure une impression de grande nostalgie…
Le télé 7 jours suivant, le n°661 du 23 décembre 1972, ne pouvait pas faire pire concernant Muriel Baptiste.
Dans ce « spécial Noël » illustré en couverture par « Pinocchio », nous avons deux pages sur le film « Le milliardaire » avec Marilyn et Montand (dont trois grandes belles photos couleur), et ENFIN deux pages sur « les rois maudits » : photos en couleur de Geneviève Casile, Georges Marchal, Hélène Duc avec les templiers, et en noir et blanc Geneviève Casile et Jean Piat et une photo où l’on voit Jean Deschamps avec Robert Party, Georges Ser, José Maria Flotats et Jean François Devaux.
Puis deux pages couleur sur « Barbe bleue » avec Jean Le Poulain, deux en noir et blanc sur « Les Thibault » , deux petites photos de Muriel, l’une page 23 « télé 7 jours vous annonce », l’autre page 85 avec Jean Piat que télé poche publia aussi (Noir et blanc).
Les pages 80 et 81 sont entièrement dédiées à « La reine étranglée » : Immense article sur Marguerite de Bourgogne écrit par Geneviève Coste illustré par un dessin de la reine, entrefilet sur la tour de Nesle avec un grand dessin encore de cette tour.
C’était le moment où jamais d’interviewer Muriel Baptiste. De présenter des photos d’elle hors tournage. Quel ratage.
Le magazine en dernière page propose une publicité sur « Les rois maudits » avec l’édition Rencontre (pas celle de Plon Del Duca où il y avait une photo des acteurs). Pour vanter le produit, une photo de Jean Louis Broust lors du mariage avec Philippa de Hainaut.
Posté le 03.09.2007 par fansdemurielbaptiste
UN TEMOIGNAGE EXCEPTIONNEL : DECEMBRE 1978
Voici le mail que je viens de recevoir d’un internaute hélas anonyme :
En décembre 1978 j'ai rencontré muriel. A l'époque ma compagne d'alors travaillait à la SFP et elles s'étaient rencontrées sur un tournage. Nous avons dîné ensemble tous les trois. Au début cela était un peu intimidant mais marquant, la preuve cela fait maintenant 30 ans et je me rappelle encore de son rire. Le souvenir que j'ai gardé d'elle (évidement pas de photos dédicacées) est de quelqu'un de très fantasque et volubile, parlant de tout très vite. Dans ces temps reculés nous habitions rue pigalle pas très loin l'un de l'autre. Néanmoins je ne l'ai jamais plus rencontrée
Commentaires: Muriel habitait bien 24 rue Pigalle. En 1987, je me suis entretenu avec une de ses voisines, qui l’avait bien connu, elle était partie depuis plusieurs années sans laisser d’adresse.
Une comédienne que j’ai questionnée pour le livre m’a parlé de cet aspect « très fantasque et volubile » comme étant un mal être : « des rires trop forts qui sonnaient faux ».
Seule différence avec les deux témoignages de comédiens qui se recoupent dans le livre et sont les derniers à l’avoir vue : en 1979 et en 1985. Ceux qui ont lu le livre, et il est maintenant dans le domaine public, savent que Muriel avait pris beaucoup de poids. L’internaute qui se manifeste ce soir n’en parle pas.
Posté le 19.08.2007 par fansdemurielbaptiste
Petites astuces
Tous les fans de Muriel possèdent, je pense, les coffrets DVD « Les chevaliers du ciel » et « Les rois maudits ».
Voici quelques petites astuces pour ne voir que les scènes avec Muriel.
Pour « Les chevaliers du ciel », il faut prendre le premier DVD, aller dans le menu : choix des épisodes, et pointer sur le 6.
Là, inutile de mettre la touche accélérée, puisque Muriel ouvre l’épisode avec la scène de la Triumph décapotable blanche en panne qui se déroule dans sa continuité.
Muriel est habillée d’un ensemble jaune (1) avec minijupe, on se rend compte que Muriel était vraiment petite dans les scènes où elle fait face à Christian Marin.
Ensuite, il faut passer à l’épisode 7 et mettre la touche de la télécommande en accéléré et s’arrêter après la dispute entre Larrafieu et Tanguy (Et la crise de larmes de Nicole), on assiste alors à la scène de danse. Cette fois, Muriel est habillée en rouge et blanc, elle porte un polo blanc aux manches rouges. (1) (encore).
Elle invite Larrafieu à danser, mais revient faire une bise à Laverdure, lui déclare s’appeler « Muriel » et lui donne son numéro de téléphone qu’il s’empresse de noter dans un agenda.
Dans « Les chevaliers du ciel », la voix de Muriel est assez différente du ton murmuré qu’elle adoptait souvent, notamment dans « La double vie de Mademoiselle de la Faille » et « Les rois maudits ».
Pour ne voir que les scènes de Muriel dans les DVD « Le roi de fer » et « La reine étranglée », le chapitrage vous aide car il décrit les séquences. Dans « Le roi de fer », il y a d’abord une courte apparition de Muriel dans le pré générique : « Les voici, un tableau de famille… ».
Ensuite, c’est « La tour de Nesle » (Chapitre 6 ) qui commence par l’arrivée en barque des frères d’Aunay et le monologue de Lormet. Muriel n’arrive qu’après, surprenant Philippe en train de rager tout seul.
Pour retrouver Muriel dans la suite, il faut passer au chapitre 10 « Le châtiment de l’adultère », à la séquence de l’arrivée d’Isabelle (Gros plan sur le visage de Jean Piat), en accéléré, on tombe sur la confrontation entre Isabelle et son père, l’arrestation des princesses est la scène qui suit.
La troisième séquence commence dans le même chapitre lorsque Mahaut et Robert arrivent à Maubuisson et Mahaut aperçoit sa fille Jeanne agenouillée en robe de bure. La dernière scène de Muriel dans « Le roi de fer » commence juste après. (« Et moi, j’ai eu le printemps… »).
Plus compliqué, pour « La reine étranglée », les premières scènes à Château Gaillard commencent après un dialogue entre Louis X et son oncle Charles, on voit un cheval au galop et c’est la scène de Château Gaillard. C’est le chapitre 2 « Le roi est mort », suivi du 3 « Visite à Château Gaillard ». On note que Muriel a un visage très blanc (aussi blanc que le masque d’un mime) par rapport à celui de Piat.
L’annonce de la mort de Philippe Le Bel est suivie par une scène entre Marguerite et Blanche, dansant de joie. Pour ne voir que les scènes avec Muriel, compte tenu des intermèdes (Louis X et la lingère Eudeline, Robert d’Artois et le confesseur), il faut bien maîtriser la télécommande. On peut si l’on veut passer au chapitre 5 « Le refus de Marguerite ».
La scène suivante, « La lettre du désespoir », qui commence par un gros plan sur Blanche, est le début de chapitre 14 « Marguerite s’exécute ». Elle est donc facile à trouver. On y réentend le poignant thème triste composé par Georges Delerue.
L’ultime scène, le chapitre 19 « Marguerite étranglée », est facilement repérable. Lorsque je regarde uniquement les scènes avec Muriel, je m’arrête souvent après les adieux de Marguerite et de Robert.
Pour le DVD « Maigret aux assises », Muriel étant présente quasiment tout le temps à l’écran, on peut poser la télécommande.
(1) La première saison des « chevaliers du ciel », tournée en noir et blanc, a été colorisée après coup.
Posté le 18.08.2007 par fansdemurielbaptiste
Le collège de mon enfance qui me rappelle tant Muriel
En septembre 1970, j’entrai en classe de sixième au CES des Fourches (Créé à la rentrée 1968 afin de permettre l’accès à l’enseignement secondaire ailleurs qu’au lycée situé au centre ville).
J’y suis resté jusqu’en juin 1974 (fin de la classe de troisième).
La dernière année de ma scolarité (1973-1974), le collège changea de nom pour devenir « le collège Gustave Monod ».
Tous les quinze jours ou trois semaines, pour raisons familiales, je me retrouve le week end dans la ville où j’ai grandi. Il est difficile aujourd’hui, vu de l’extérieur, de reconnaître le collège tel qu’il se présentait au début des années 70. En effet, des bâtiments supplémentaires, d’aspect moderne « high tech », ont été construits, et cachent complètement la vue.
Le collège, initialement, offrait de l’extérieur la vue de pelouses, du bâtiment du gardien, du garage à vélos et du bâtiment principal.
Dans mon souvenir, dans le prolongement du garage à vélos se trouvait un préau. Entre le bâtiment principal et celui des internes, une cour avec un stade de handball et basket-ball. Au-delà du bâtiment des internes se situait le terrain de football, entouré de champs de maïs.
A la rentrée de septembre 1971, je fis la connaissance de F. qui devint mon meilleur ami jusqu’à notre fin de scolarité commune dans ce collège en juin 1974.
Il ne faudrait pas, aujourd’hui, tout embellir au sujet de cette période : il régnait une certaine violence au collège (bagarres) que je n’ai pas retrouvée par la suite au lycée (Rentrée de septembre 1974), puis à mon entrée en faculté en octobre 1978. On peut comprendre que, isolé par la brusquerie des autres, je me sois isolé dans mon monde. Il ne s’agissait pas en 1970-74 de violences comme celles qu’ont connu les collèges par la suite (rackets, etc.).
Toujours est il que je garde un souvenir enchanté de ces années de collège, et plus particulièrement des années passées avec mon meilleur camarade, F. hélas disparu.
Au fil des années qui ont suivi, la simple vision de ce collège me ramenait en mémoire l’actrice Muriel Baptiste. Il y a d’autres endroits mais ils ont totalement disparu (Par exemple, une librairie située au centre ville où j’avais découvert l’édition de « La reine étranglée » avec l’actrice en photo en couverture).
A partir de 1990, après avoir effectué des recherches vaines pour retrouver Muriel pendant plus de trois années à partir de la 3e diffusion des « Rois maudits » en 1987 , je m’étais résigné à ne jamais savoir ce qu’elle était devenue. Je pensais ne jamais l’apprendre et qu’elle s’était fondue dans l’anonymat. En pratique, avec la parution du livre d’Yvan Foucart « Dictionnaire des comédiens français disparus » aux éditions Grand Angle, j’aurais pu, dès 1999, apprendre que Muriel avait choisi de nous quitter le 7 septembre 1995. La nouvelle n’ayant pas été relayée autrement par les médias (Même le site Internet Movie Data Base ne la mentionnait pas), ce n’est que le dimanche 6 novembre 2005, en lisant une interview d’Hélène Duc par Mathieu Brughera dans « Ici Paris » que j’ai su.
Le CES des fourches reste l’un des endroits qui m’a fait le plus penser à Muriel. Pas tellement pour l’année 1970-71 (Classe de sixième) où mon seul souvenir d’elle reste qu’elle figurait dans « Lancelot du lac » diffusé le 25 décembre 1970 sur la seconde chaîne ORTF que notre vieux poste ne captait pas.
Ensuite, « Maigret aux assises » (diffusé le 11 septembre 1971) m’a permis de la revoir au début de la classe cinquième.
Mais c’est à partir de juillet 1972 (Diffusion de « La princesse du rail » et « Richard Lagrange ») puis surtout de décembre 1972 (« Les rois maudits ») que se sont liés dans ma mémoire les années de collège et les apparitions télévisées de Muriel.
Muriel reste associée dans mon souvenir à la scolarité dans ce collège parce qu’elle a arrêté sa carrière en 1974 au moment où je quittai l’endroit.
En particulier l’année 1972-73 (« Les rois maudits », « Les risques du métier » premier passage télévisé, « Le premier juré »), qui correspond à mon année de quatrième.
Lorsque je pense à d’autres artistes, comme par exemple Roger Moore (Découvert début octobre 1972 dans « Amicalement vôtre »), il n’y a pas la même association d’idées. J’étais au lycée lors de la sortie de « L’homme au pistolet d’or » et « L’espion qui m’aimait », en fac pendant celle de « Moonraker » et « Rien que pour vos yeux », au service militaire lorsque sortit « Octopussy ».
Pour Muriel, l’histoire s’arrête à la fin de l’année scolaire 1973-74.
Posté le 12.08.2007 par fansdemurielbaptiste
L'acteur Christian Marin, qui avait illustré de ses photos personnelles la biographie de Muriel "La reine foudroyée", a retrouvé cette photo en couleurs.
Un grand merci à lui.
Muriel, de profil, ne vous rappelle-t-elle pas étrangement Diana Rigg lorsqu'elle était aussi photographiée de profil face à George Lazenby dans le James Bond: "Au service secret de Sa Majesté" ?
Posté le 04.08.2007 par fansdemurielbaptiste
Richard Lagrange : suite et fin
Il y tant de rebondissements dans la suite de l’histoire que la psychologie des personnages est laissée un peu de côté. Muriel Baptiste a moins d’opportunités pour démontrer son talent dans cette enquête tortueuse qui révèle qu’elle n’est pas, puis qu’elle est vraiment, la fille de Richard Lagrange.
Vers la fin de l’histoire apparaît Claudine Nodier, jouée par Olga Georges-Picot qui retrouvait ici son emploi habituel : fille de famille, fille de la haute bourgeoisie. Le personnage de Castel se révèle être le salaud intégral, ce que la première partie n’avait pas laissé entrevoir. Muriel en Geneviève symbolise ici la petite fille de la classe ouvrière confrontée au monde des riches. Qu’il s’agisse des parents de Claudine, les Nodier, de ceux de son bien aimé Bernard, les Montigny, ou de la veuve de Richard Lagrange, Viviane.
Et comme dans les contes de fées, c’est la pauvre petite infirmière honnête qui triomphe.
Si le début du récit restait assez vraisemblable, la suite nous entraîne dans un feuilleton à l’eau de rose hautement improbable. Nous sommes en 1971 (Geneviève a vingt ans et est née en 1951) et les jeunes héros amoureux se disent « vous ».
L’humour reste présent malgré des moments très mélodramatiques. Ainsi, page 70, Geneviève/Muriel et Monique/Annie Sinigalia ont ce dialogue savoureux :
Geneviève : - « Je t’en prie, ne t’occupes pas d’elles, tu leur reproches d’être méchantes.
Monique : - « Et quant à celle-ci, c’est Sainte Geneviève dans la fosse aux lions. Son unique regret serait de n’être pas assez grosse et que les lions restent sur leur faim ».
Sur le Skyblog qui sert de sauvegarde à ce blog, un message d’une jeune fille de vingt et un ans concernant Muriel Baptiste m’a incroyablement touché.
bonjour,
il ne faut pas que tu désespères. je viens d'avoir 21 ans et j'ai découvert muriel baptiste il y a un an dans la version originale des rois maudits. depuis je suis vraiment fan! à défaut de pouvoir garder ses anciens fans, elle en a même de nouveaux qui arrivent. je comprends ton admiration, c'est le fait de la voir dans les rois maudits qui m'a donné envie de persévérer dans le milieu de comédienne, je l'ai trouvé extraordinaire en marguerite de bourgogne. je tâcherai de parler de ton blog afin de te faire connaître et que muriel ne tombe pas dans l'anonymat!
Posté le 03.08.2007 par fansdemurielbaptiste
Impressions sur le livre
« Les dernières volontés de Richard Lagrange »
1ere Partie
Dès que je l’ai reçu, je me suis jeté sur le roman « Geneviève ou les dernières volontés de Richard Lagrange » et vous livre mes impressions sur les soixante dix premières pages que j’ai dévorées en un soir. Le roman en comporte 222, il y aura donc une suite à cet article.
Première constatation : Le style de Claude Romarin, auteur de cette novélisation, déconcerte. En effet, l’écriture surtout composée de dialogues et de style télégraphique donne le sentiment de lire un scénario et non un roman. On note l’absence de descriptions, de détails, de tout ce qui fait le charme d’un roman. Alors, on a l’impression de revoir le feuilleton. Il dit s’être inspiré de la série télévisée de Messieurs BERGER, PICOT et BURCKHARDT. Or, il n’y a aucun BERGER dans les scénaristes de la série qui sont, je le rappelle : Maurice Roland, André Picot, Alain Quercy et Roger Burckhardt.
On se demande aussi pourquoi un feuilleton tourné en 1971, diffusé sur l’ORTF en juillet 1972, est finalement paru si tardivement en librairie chez Hachette au 3e trimestre 1973, une époque où la carrière de Muriel était déjà terminée ! (Et où la plupart des gens avaient oublié le feuilleton programmé à la va vite en été 72).
La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la grosse erreur de casting que devait être l’acteur Bernard Rousselet, l’amoureux transi (Hubert Vernet) de Marie France Pisier dans « Les gens de Mogador ». Il est ici décrit comme un garçon au physique de play boy à la Mike Brant et un comédien comme Yves Heuzé, André Laurence ou Michel Le Royer aurait mieux convenu. Henri Vilbert, par contre, semblait être le notaire idéal, Maître Montigny. Le regretté comédien avait joué déjà avec Muriel Baptiste en 1968 dans « Le corso des tireurs » où il interprétait le rôle de Melchior, un téléfilm que je n’ai hélas jamais vu.
Les autres personnages, dont évidemment Geneviève, vous rappellent immédiatement les comédiens qui les ont interprété. Feu Jean Claudio, tout particulièrement, que l’on imagine très facilement, à travers les pages, comme l’odieux Henri Castel. L’actrice qui est Viviane, la veuve de Richard Lagrange, était Anne Vernon. Qu’elle me pardonne mais j’ignore si elle est toujours de ce monde. Elle était née en 1924 et ce fut son dernier rôle. Son visage me revient en mémoire. Et puis surtout, il y a Muriel. Elle a réellement demandé aux auteurs du feuilleton des changements car certains traits de caractère de Geneviève sont du « Muriel Baptiste » pur jus. Par exemple cette scène, page 10 : « Geneviève se mord les lèvres. Elle éprouve toujours la même humiliation, la même amertume, à prononcer les mêmes phrases ». Ou page 20 « Cette nuit là, Geneviève n’avait pu dormir un seul instant. Elle revivait son terrible chagrin d’enfant, lorsqu’elle avait appris que les Lebrun n’étaient pas ses vrais parents ».
Page 31, la colère m’a pris. Claude Romarin a écrit : « La vie continuait, la vie continue toujours. Les cimetières, a dit un sage, son plein de gens indispensables ».
Ce n’est pas un sage mais un idiot qui a dit cela. Muriel Baptiste était indispensable. Elle m’était indispensable. Elle revit au travers de ce feuilleton novelisé que je lis 35 ans après la diffusion. Dans ma biographie « La reine foudroyée », j’ai écrit page 69 : « En raison de la chaleur qui persiste, je ne reste pas très longtemps, je dis encore une prière et à Muriel « au revoir », mais ce n’est pas ce que j’ai dit en réalité le 4 juillet 2006. J’ai murmuré devant la tombe « à bientôt ». Précisément parce qu’elle était indispensable…
D’autres passages du livre de Romarin évoquent plus Muriel que Geneviève, par exemple, page 32 « Délicate et secrète, Geneviève avait toujours tendance à se replier sur elle-même » ou encore « Ils s’efforçaient de l’arracher à son ombrageux désir de solitude ».
Le roman continue ensuite, entre Saint Julien en Genevoix, Annecy, Orléans, Genève. Je me rends compte que j’ai oublié de nombreux passages et que le film ne m’a pas marqué comme « Les rois maudits » et « La princesse du rail ». On reste un peu sidéré à l’heure d’Internet, du Satellite et du câble, par les distractions des soirées de Geneviève Lagrange, par exemple, page 39, une partie de belote !
Viennent ensuite les scènes médicales, avec les retrouvailles des docteurs Bernard Montigny (Bernard Rousselet) et Terrier (Gérard Carat). Voici comment le docteur Terrier décrit l’infirmière Geneviève Lagrange, page 65 : « Je me donne du mal, mais pas plus qu’elle, dont le salaire n’est pas la hauteur du dévouement…Une fille remarquable, indispensable même à nos services. Une intelligence pénétrante, à la fois concise et ouverte. C’est rare, surtout à son âge. Je me tais car vous penseriez que je suis amoureux ! »
Moins bon qu’un DVD dont je souhaite la réédition, mais mieux que rien, ce roman me replonge dans les années 70, dans cette époque merveilleuse où Muriel Baptiste illuminait ma vie d’adolescent.