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fansdemurielbaptiste
Description du blog :
Blog dédié à la comédienne Muriel Baptiste (Les rois maudits)
Catégorie :
Blog Télévision
Date de création :
26.03.2007
Dernière mise à jour :
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1ERES IMPRESSIONS SUR LE ROMAN RICHARD LAGRANGE

1ERES IMPRESSIONS SUR LE ROMAN RICHARD LAGRANGE

Posté le 03.08.2007 par fansdemurielbaptiste
Impressions sur le livre
« Les dernières volontés de Richard Lagrange »
1ere Partie

Dès que je l’ai reçu, je me suis jeté sur le roman « Geneviève ou les dernières volontés de Richard Lagrange » et vous livre mes impressions sur les soixante dix premières pages que j’ai dévorées en un soir. Le roman en comporte 222, il y aura donc une suite à cet article.

Première constatation : Le style de Claude Romarin, auteur de cette novélisation, déconcerte. En effet, l’écriture surtout composée de dialogues et de style télégraphique donne le sentiment de lire un scénario et non un roman. On note l’absence de descriptions, de détails, de tout ce qui fait le charme d’un roman. Alors, on a l’impression de revoir le feuilleton. Il dit s’être inspiré de la série télévisée de Messieurs BERGER, PICOT et BURCKHARDT. Or, il n’y a aucun BERGER dans les scénaristes de la série qui sont, je le rappelle : Maurice Roland, André Picot, Alain Quercy et Roger Burckhardt.

On se demande aussi pourquoi un feuilleton tourné en 1971, diffusé sur l’ORTF en juillet 1972, est finalement paru si tardivement en librairie chez Hachette au 3e trimestre 1973, une époque où la carrière de Muriel était déjà terminée ! (Et où la plupart des gens avaient oublié le feuilleton programmé à la va vite en été 72).

La première chose qui me vient à l’esprit, c’est la grosse erreur de casting que devait être l’acteur Bernard Rousselet, l’amoureux transi (Hubert Vernet) de Marie France Pisier dans « Les gens de Mogador ». Il est ici décrit comme un garçon au physique de play boy à la Mike Brant et un comédien comme Yves Heuzé, André Laurence ou Michel Le Royer aurait mieux convenu. Henri Vilbert, par contre, semblait être le notaire idéal, Maître Montigny. Le regretté comédien avait joué déjà avec Muriel Baptiste en 1968 dans « Le corso des tireurs » où il interprétait le rôle de Melchior, un téléfilm que je n’ai hélas jamais vu.

Les autres personnages, dont évidemment Geneviève, vous rappellent immédiatement les comédiens qui les ont interprété. Feu Jean Claudio, tout particulièrement, que l’on imagine très facilement, à travers les pages, comme l’odieux Henri Castel. L’actrice qui est Viviane, la veuve de Richard Lagrange, était Anne Vernon. Qu’elle me pardonne mais j’ignore si elle est toujours de ce monde. Elle était née en 1924 et ce fut son dernier rôle. Son visage me revient en mémoire. Et puis surtout, il y a Muriel. Elle a réellement demandé aux auteurs du feuilleton des changements car certains traits de caractère de Geneviève sont du « Muriel Baptiste » pur jus. Par exemple cette scène, page 10 : « Geneviève se mord les lèvres. Elle éprouve toujours la même humiliation, la même amertume, à prononcer les mêmes phrases ». Ou page 20 « Cette nuit là, Geneviève n’avait pu dormir un seul instant. Elle revivait son terrible chagrin d’enfant, lorsqu’elle avait appris que les Lebrun n’étaient pas ses vrais parents ».

Page 31, la colère m’a pris. Claude Romarin a écrit : « La vie continuait, la vie continue toujours. Les cimetières, a dit un sage, son plein de gens indispensables ».
Ce n’est pas un sage mais un idiot qui a dit cela. Muriel Baptiste était indispensable. Elle m’était indispensable. Elle revit au travers de ce feuilleton novelisé que je lis 35 ans après la diffusion. Dans ma biographie « La reine foudroyée », j’ai écrit page 69 : « En raison de la chaleur qui persiste, je ne reste pas très longtemps, je dis encore une prière et à Muriel « au revoir », mais ce n’est pas ce que j’ai dit en réalité le 4 juillet 2006. J’ai murmuré devant la tombe « à bientôt ». Précisément parce qu’elle était indispensable…

D’autres passages du livre de Romarin évoquent plus Muriel que Geneviève, par exemple, page 32 « Délicate et secrète, Geneviève avait toujours tendance à se replier sur elle-même » ou encore « Ils s’efforçaient de l’arracher à son ombrageux désir de solitude ».

Le roman continue ensuite, entre Saint Julien en Genevoix, Annecy, Orléans, Genève. Je me rends compte que j’ai oublié de nombreux passages et que le film ne m’a pas marqué comme « Les rois maudits » et « La princesse du rail ». On reste un peu sidéré à l’heure d’Internet, du Satellite et du câble, par les distractions des soirées de Geneviève Lagrange, par exemple, page 39, une partie de belote !

Viennent ensuite les scènes médicales, avec les retrouvailles des docteurs Bernard Montigny (Bernard Rousselet) et Terrier (Gérard Carat). Voici comment le docteur Terrier décrit l’infirmière Geneviève Lagrange, page 65 : « Je me donne du mal, mais pas plus qu’elle, dont le salaire n’est pas la hauteur du dévouement…Une fille remarquable, indispensable même à nos services. Une intelligence pénétrante, à la fois concise et ouverte. C’est rare, surtout à son âge. Je me tais car vous penseriez que je suis amoureux ! »

Moins bon qu’un DVD dont je souhaite la réédition, mais mieux que rien, ce roman me replonge dans les années 70, dans cette époque merveilleuse où Muriel Baptiste illuminait ma vie d’adolescent.



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