LES RISQUES DU METIER
Film d’André Cayatte (1967). Scénario : André Cayatte et Armand Jammot. Dialogues : Armand Jammot. Directeur de la photo : Christian Matras. Décors : Paul Boutié. Musique ( ?) : Jacques Brel et François Rauber.
Avec : Jacques Brel (Jean Doucet), Emmanuelle Rivat (Suzanne Doucet), Jacques Harden (Mr Arnaud), Nadine Alari (Mme Arnaud), Marius Laurey (Roussel), Christine Fabréga (Mme Roussel), Albert Michel (Mr Canet), Claudine Berg (Mme Canet), René Dary (Le maire), Maurice Nasil (Le docteur), Jacques Dynam (Michaud), Jean Mauvais (Lambert), Robert Le Beal (L’avocat), Muriel Baptiste (Martine Ogier), Michel Buades (Miguel), Gilberte Genia (Mme Monnier), Nathalie Nell (Hélène Arnaud), Delphine Desyeux (Catherine Roussel), Chantal Martin (Josette), Christine Delpin (Annette), Christine Simon (Brigitte), Catherine Wagener (Sylvie)
*Pour avoir vu plusieurs fois ce film, il n’y a pas de musique, d’où mon point d’interrogation.
En 1967, dans un village de l’Eurre, près de Louviers, un instituteur de campagne, Jean Doucet vit paisiblement avec son épouse également enseignante. Un jour, l’une des élèves de Doucet, Catherine Roussel, la fille du garagiste, accuse l’instituteur d’avoir voulu la violer. Elle pleure et a le corsage déchiré. Alerté par les parents, le maire se montre sceptique. Mais les parents portent plainte. Les inspecteurs Lambert et Michaud interrogent les enfants. La petite Annette Thomas leur raconte que ses parents, le jour de la fête du pays, ont vu Hélène Arnaud, la fille d’un entrepreneur de travaux publics, s’en aller à bicyclette dans la campagne et être rejointe par Doucet.
Accusé finalement par trois élèves d’attentat aux mœurs, l’instituteur se retrouve en prison. Sa femme s’efforce de faire apparaître la vérité.
Doucet est interrogé sur ses liens avec une ancienne élève, Martine Ogier (Muriel Baptiste). Il explique qu’il n’y a que de l’amitié entre eux, et de la reconnaissance de la part de Martine, car son jeune frère a été opéré et sauvé d’une tumeur au cerveau grâce à l’intervention de Doucet. Martine est la maîtresse de Mr Arnaud (père d’une des supposées victimes) qui lui a acheté un magasin de mode. Suzanne Doucet s’y rend pour obtenir un faux témoignage de Martine en faveur de son mari, ce qu’elle refuse. Doucet démontre son innocence lors d’une reconstitution, en prouvant que la première accusatrice, Catherine Roussel, n’a pu s’enfuir lors de la pseudo tentative de viol en emportant son cartable. Dans la foulée, les autres avouent avoir menti. Hélène Arnaud est la maîtresse d’un jeune ouvrier espagnol, Miguel, et la troisième accusatrice, Brigitte, a voulu faire comme les autres. Doucet et sa femme décident de quitter la région.
Dans ce film, Muriel n’a qu’une longue séquence, d’abord un flash back d’un repas chez elle avec Doucet lorsqu’il s’explique avec les inspecteurs. Puis, la scène s’enchaîne à la boutique de mode sur la tentative de Suzanne Doucet d’obtenir un faux témoignage.
Muriel est blonde et coiffée « à la Mireille Darc ». Il n’existe pas de photo tirée du film. Je n’en mets donc pas intentionnellement en tête de l’article. Elle joue son personnage avec beaucoup de finesse, passant de l’humour (scènes avec Brel) à la gravité (scènes avec E. Rivat). Une prestation aussi réussie aurait dû lui attirer d’autres propositions au grand écran, mais elle était cataloguée « actrice de feuilleton télé » par le cinéma. Comme elle, de nombreux comédiens célèbres dans les années soixante, de Dominique Paturel à Yves Rénier, ne feront pas carrière au cinéma pour cette raison.