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fansdemurielbaptiste
Description du blog :
Blog dédié à la comédienne Muriel Baptiste (Les rois maudits)
Catégorie :
Blog Télévision
Date de création :
26.03.2007
Dernière mise à jour :
11.07.2008
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MURIELMANIA: programmes TV Mars 73

MURIELMANIA: programmes TV Mars 73

Posté le 29.03.2007 par fansdemurielbaptiste
Jeudi 1er mars 1973

Ce sera un mois dense en émotions par la présence de Muriel Baptiste, mais je ne le sais pas encore. A 19h15 sur la 3, « Témoignages » continue avec l’épisode « Un monstre ». « Les gens de Mogador » ne sont toujours pas remplacés. Il me semble, mais je n’en suis pas certain, que mes parents ont regardé ce soir là la Une qui donnait le film de 1934 « Le lac aux dames » avec Jean Pierre Aumont.

Vendredi 2 mars 1973

« Le saint » continue sa course, une série de seulement douze épisodes avec l’épisode « Les faux monnayeurs ». A 19h30 débute « Anna et le roi » (autre série qui me rappelle ce merveilleux printemps 1973 avec Muriel Baptiste à la télé). La série est plaisante et sans prétention, et sera rediffusée en 1975 dans « Samedi est à vous ». Le soir, « Columbo » dans l’épisode « SOS Scotland Yard » me permet de retrouver Honor Blackman que j’avais aimée dans l’épisode « Scandale en première page » de la série « Les règles du jeu ». Il y a aussi Richard Basehart, le héros de la série du mercredi après midi « Voyage au fond des mers ». « Les habits noirs » approchent de la fin : Ouf !
La 3 propose « Le capitaine Luckner ».

Samedi 3 mars 1973

« Le saint », « La porteuse de pain », « L’homme de fer » avec l’épisode « Mystère à l’exposition ». Dans l’émission de Philippe Bouvard « Samedi soir », Jean Yanne fait une apparition controversée.
La Une a au programme en soirée le second épisode des « Six femmes d’Henri VIII » et la 3 « L’avare » de Molière avec Jean Dasté.

Dimanche 4 mars 1973


La litanie des vieux films poussiéreux continue le dimanche après midi : sur la Une, « Courrier Sud » de Pierre Billon avec Pierre Richard Wilm et Charles Vanel, sur la 2 « Mardi gras » d’Edmund Gouldeng avec Pat Boone et Christine Carrère. En soirée, la 2 diffuse « Des torpilles sous l’Atlantique »
« Le jeune Fabre » continue mais je ne verrais pas le 13e et dernier épisode « Le tunnel rouge » et n’en connaîtrai jamais l’épilogue. Sur la 3, « Cannon » dont les épisodes seront rediffusés les années suivantes sur d’autres chaînes. La chaîne continue avec un classique du cinéma, « Métropolis ».

Lundi 5 mars 1973


Le générique de « L’Alphoméga » m’est resté en mémoire : une chansonnette qui disait « L’Alphoméga, oh Dieu sait qui le trouvera ». C’est une série affligeante de médiocrité. Henri Virlojeux a eu au cours de sa carrière des choix plus inspirés.

La 2 n’a rien de mieux à offrir : Tout d’abord, le magazine « Actuel 2 » suivi de « Alain Decaux raconte », tandis que l’après midi nous avons droit à « la récompense », un film de Serge Bourguignon avec Yvette Mimieux et Max Von Sydow.

Sur la 3, un classique : « Ziegfield follies » de Vincente Minelli avec Fred Astaire.
.
Quelque chose est dans l’air, je suis toujours aussi amoureux de Muriel Baptiste trois mois après la diffusion des « Rois maudits », et j’ai comme le pressentiment que je vais la revoir très vite.
Le printemps arrive ce mois là.

Mardi 6 mars 1973

Ce sont les éliminatoires du Concours Eurovision de la Chanson sur la Une, Martine Clémenceau sera la représentante française 1973 à ce concours.
La 2 propose le film « L’empereur et le général » de Kihachi Okamoto. « Les dossiers de l’écran » sont consacrés au père de Foucauld avec le film « L’appel du silence ».
La 3 à 19h40 « La vie rêvée », un téléfilm avec Jeannette Hubert.


Mercredi 7 mars 1973


« Les habits noirs » cèdent la place à un soporifique feuilleton tiré de l’œuvre de Charles Exbrayat, « Les messieurs de Saint Roy » avec Jacques Alric, Louis Arbessier, Henri Guisol et Jacques Debary ». Le feuilleton de la 2 à 19h30 « Anna et le roi » est autrement plus intéressant. La Une propose en soirée un téléfilm : « Le complexe de Faust ».
Sur la 2, du football avec un match Ajax-Bayern.
La 3 à 19h40 nous offre un documentaire de la BBC « Ombres sur les nuages : histoire du dirigeable » et à 21h40 une émission de variétés, « Cabaret 3 » dont l’invitée vedette est Cora Vaucaire.

Jeudi 8 mars 1973

Je regrette de ne pas voir l’épisode « Antiquités » du « Saint » dans lequel joue Peter Wyngarde, le héros de la série « Département S ».
La Une déprogramme une rediffusion : « La caméra explore le temps : « La mort de Marie Antoinette », au profit d’une comédie de Félicien Marceau : « Le Bajour », tandis que la 2 n’a toujours pas remplacé « Mogador ». Salvatore Adamo est l’invité vedette de Guy Lux suivi du magazine « Presto ».
La télévision nous sature avec la campagne électorale à laquelle je ne comprends rien. Beaucoup de débats et d’émissions y sont consacrés.


Vendredi 9 mars 1973

La 2 déprogramme l’épisode du « Saint » : « La pièce d’or » pour le remplacer par un autre : «Le noyé ». Le soir, « Columbo » en arrive à son avant dernier épisode. La 2 propose « Les hors la loi », de James B. Clark avec Alan Ladd et Don Murray
La 3 « Veillées 73 », un documentaire de Claude Dupont.


Samedi 10 mars 1973

Fin anticipée du « Saint » avec l’épisode « Le fugitif », une histoire de chasse aux nazis. La 2 n’aura rediffusé que douze sur les treize épisodes programmés en avril 1970 sur la même chaîne. A noter dans cet épisode la grande actrice shakespearienne Francesca Annis, et le comédien John Barrie, vedette de deux séries britanniques que nous n’avons jamais vues en France : « The Z cars » et « The doctors ».

A 18h20, « La porteuse de pain » en est à son cinquième épisode, celui où Jeanne Fortier passe aux assises.

A 20h35, je regarde « Devine qui est derrière la porte » et apparaît un barde breton, Alan Stivell, et sa chanson « Tri Martolod » m’emballe immédiatement. Je décide d’acheter le disque sans savoir que cela sera une occasion de revoir Muriel Baptiste, vous trouverez cette info à « Vendredi 16 mars 1973 ». Pour cette raison, « Tri Martolod » devient l’hymne de ce printemps 1973 et à chaque écoute me revient en mémoire Muriel dans « la reine étranglée ».
La soirée se termine avec « L’homme de fer », épisode « Les péripéties du sergent Brown » qui en vedette Ed, interprété par Don Galloway. On a revu cet acteur dans les années 80 dans « Mac Gyver ».
Renée Saint Cyr est la vedette sur la 3 de « Il faut que le Sycomore coule », une pièce de Jean Michel Ribes.

Dimanche 11 mars 1973

Une journée d’élections, avec soirée électorale. J’ai vu ce jour là « Le jeune Fabre », et le film avec Robert Hossein « Brigade anti gangs ».
Michel Le Royer est invité de l’émission « Le sport en fête », mais je ne l’ai pas regardé, ou bien il n’a pas mentionné la série avec Muriel Baptiste qui va débuter le mercredi 28 mars, « Le premier juré ».

Lundi 12 mars 1973


Moi qui me plaignais de « Balsamo » ! C’est un chef d’œuvre à côté de « L’Alphoméga », triste farce de Lazare Iglésis. « Anna et le roi » à 19h30 sur la 2 est un moment de fraîcheur avec l’épisode « Le mariage d’Anna ».
La 3 diffuse le film « Le chevalier de Maupin » avec Catherine Spaak et Ottavia Piccolo.

Mardi 13 mars 1973

Encore un film que j’ai vu parce que mes parents l’avaient choisi : « Le défroqué » avec Pierre Fresnay, dans le cadre des « Dossiers de l’écran ».
Sur la 3, il y a un nouveau feuilleton avec Paul Guers, le père de Mehdi dans « Le jeune Fabre », intitulé « La feuille de Bétel ».
La Une est désespérément grise alignant « Les messieurs de Saint Roy », un feuilleton policier ennuyeux et l’émission « Les sans studio ».


Mercredi 14 mars 1973

« Anna et le roi » sur la 2 (« Bicycle ») précédé le 21e téléfilm de « Maigret » avec Jean Richard : « Mon ami Maigret », avec Micheline Luccioni. Je regardais « Maigret » depuis « Cécile est morte » en 1967. Je n’en avais pas manqué un seul épisode. Cette série hélas n’a pas résisté aux ravages du temps. En revoir aujourd’hui un épisode (à part « Maigret aux assises » avec Muriel) ne me tente pas.


Jeudi 15 mars 1973

« Mogador » est enfin remplacé par une nouvelle série, « L’éducation sentimentale », d’après une œuvre inachevée de Flaubert, mais mes parents estiment que cela finit trop tard et je n’aurais pas l’autorisation de la voir.

Pas de série sur la 2 à 15h15 ce jour là, mais un film de Fernandel, « Le rosier de Mme Husson ».

« Témoignages » continue sur la 3 avec l’épisode « Peter » dans lequel joue André Falcon.


Souvenir précis du vendredi 16 mars 1973


J’en ai parlé à plusieurs reprises, le vendredi 16 mars 1973 fut peut être le jour le plus mémorable de ces années d’adolescence pendant lesquelles je me passionnais pour Muriel Baptiste.
Le samedi 10 mars, Roger Pierre et Jean Marc Thibault avaient sur la seconde chaîne ORTF invité dans leur émission « Devine qui est derrière la porte » le chanteur breton Alan Stivell. Je ne le connaissais pas. Il chanta « Tri martolod » et l’air me plut immédiatement. J’avais cette chanson dans la tête et je décidai d’acheter le disque.
En 1972-73, j’étais en classe de quatrième. Je rentrais à midi et généralement regardais d’un œil distrait Danièle Gilbert et son « Miditrente ». Les journaux télévisés ne m’intéressaient pas. Je terminais tôt mes cours le vendredi après midi (vers 15h00) mais ce ne fut pas le cas ce vendredi 16 mars. En effet, en quinze minutes, je rentrais facilement du collège pour regarder la série de la 2 (Pendant cette année scolaire : « Match contre la vie », « Le saint », « Chapeau melon et bottes de cuir »). Or, je n’ai pas vu le 1er épisode de « Chapeau melon » diffusé ce vendredi 16 mars : « Bons baisers de Vénus ». Il y eut certainement, comme cela arrivait parfois, un cours de rattrapage d’un professeur absent de 15 à 16 heures. J’ai découvert ce « Bons baisers de Vénus » en 1977 sous forme de film super 8 lorsqu’il fut disponible à la vente sous ce format peu pratique à dire vrai.
C’est donc vers 16 heures que je me rendis en ville décidé à acheter le 45 tours d’Alan Stivell. Il faut une vingtaine de minutes pour se rendre au centre ville. A cette époque se trouvait rue de l’église un immense disquaire et il fut facile de mettre la main sur le 45 tours.
En sortant avec mon disque à la main, j’avisais la vitrine du libraire en face. Ce n’était pourtant pas un endroit attrayant, une librairie assez austère, surtout portée sur les ouvrages de religion et que peu de jeunes fréquentaient.
Les six tomes des « Rois maudits » étaient en vente, disposés en vitrine trois par trois, le second au centre montrant la photo de Muriel Baptiste en couverture.
Ce sont des moments de la vie que l’on oublie pas, car j’étais certainement en train de penser à elle (le 16 mars, nous étions trois mois après la diffusion des « rois maudits » et un de celle des « risques du métier).
Malheureusement, le livre coûtait 28 francs, somme que je n’avais pas en poche. Télé Poche à l’époque coûtait 1 franc et 30 centimes pour donner un ordre d’idée.
Je restai un moment à bader devant la vitrine, le cœur battant à rompre. Il me fallut attendre le lendemain pour revenir acheter ce précieux livre, qui représentait une grosse dépense pour mon budget à l’époque. Je précise que je possédais déjà en livre de poche « La reine étranglée » et n’ai acheté cette édition grand format Plon Del Duca que pour la photo de Muriel en couverture.
Muriel n’y est pourtant pas à son avantage, car cette photo la montre en gros plan dans les derniers instants de son personnage à Château Gaillard dans « La reine étranglée ».
Je revins chez moi fortement troublé. Le lendemain, c’était le 17 mars, jour de ma fête, la Saint Patrick, mais je ne pouvais demander ce cadeau à mes parents. Ma passion pour Muriel Baptiste était secrète.
Il n’y avait rien d’extraordinaire à regarder à la télévision ce vendredi soir là. Sur la 2, à 19h30, « Anna et le roi », série sympathique mais sans plus, avec Samantha Eggar et Yul Brynner, l’épisode s’intitulait « Education du prince héritier ». Je n’ai jamais revu cette série et me souviens seulement de la musique du générique et des claquements de main du roi joué par Brynner.


Samedi 17 mars 1973

La semaine qui commence allait être riche en rebondissements pour le fan de Muriel Baptiste que je suis. Ce 17 mars, Télé Poche présente en photo couleurs page 2 une actrice des « Rois maudits », Catherine Rouvel.. C’est une occasion pour le magazine de reparler de la série. Les autres nouvelles sont le début du tournage de « Chéri Bibi » avec Hervé Sand, l’accident dont est victime le comédien Pierre Santini (Coupure d’un doigt), la présentation de Martine Clémenceau qui va chanter à l’Eurovision, les nouveaux téléfilms d’André Gille et de Mary Marquet en tournage.

Côté programmes : « Chapeau melon et bottes de cuir » avec « Les marchands de peur », un classique. A 18h20, c’est le sixième épisode de « La porteuse de pain », toujours aussi passionnante. Le soir, sur la Une continue la série « Les six femmes d’Henri VIII » et en face sur la 2 « Devine qui est derrière la porte » avec la séquence « Les maudits rois fainéants ».
« L’homme de fer » met cette fois en vedette Marc alias Don Mitchell dans l’épisode « Candy ». La 3 a choisi des émissions au public plus ciblé comme « Le masque », dédié au peintre Théodore Braumer, et « Réalité fiction ».


Dimanche 18 mars 1973

Encore un Fernandel à 17h10 : « Raphaël le tatoué » avant de retrouver à 19h10 « Le jeune Fabre » dont c’est le septième épisode. Le film du dimanche soir est particulièrement bon : « Compartiment tueurs » de Costa Gavras. Rien ne vaut la première vision de cette intrigue bien menée. On y retrouve Claude Mann (« Un taxi dans les nuages »). La 2 s’était donné le mot pour trouver un film aussi vieillot que le Fernandel, c’est « Une fille qui promet » de 1957 avec Jane Powell. Sur la 3, la série « Cannon » qui va être régulièrement diffusé jusque dans les années 80.


Lundi 19 mars 1973

Rien d’intéressant après « Anna et le roi » à 19h30. Il semblait y avoir un film intéressant sur la 3, « Benito Cereno » de Serge Roullet.

Mardi 20 mars 1973

Le lendemain, en achetant Télé Poche, j’aurai un grand choc, mais ce 20 mars, il n’y a rien à regarder à la télé. « Les sans studio », « Le dossier noir » d’André Cayatte prévu sur la 2 est remplacé en dernière minute par « Le glaive et la balance » et sur la 3, « La voix venue d’ailleurs ».

Mercredi 21 mars 1973

Muriel Muriel Muriel ! Ca y est, elle revient, elle est là, même si la photo n’est pas belle. Elle est aux côtés d’Alain Quercy. La série s’appelle « Le premier juré », il y a vingt épisodes. Mon cœur bat à tout rompre. Le 21 mars, il n’y a rien de rien à la télé, même pas « Anna et le roi », mais de quoi se plaindre quand on sait que l’on va revoir l’objet de sa passion vingt soirs de suite ?
Ce sera la dernière joie, la dernière bonne surprise, après la tristesse viendra car Muriel va déserter la télévision.
Elle est toujours aussi belle, même sur une mauvaise photo. Elle est unique. Son personnage s’appelle Pierrette. Je compte les jours jusqu’à mercredi 28. Je suis sur un nuage. J’ai sans doute dû avoir l’air absent ce jour là.
Pourquoi cette époque bénie s’est elle terminée ? J’étais heureux, fou de joie, d’un bonheur qui était candide et naïf.

Jeudi 22 mars 1973

Programmes sans intérêt. Mes parents regardent « Cadet Rousselle », moi j’ai la tête ailleurs. Vite ! Que « Les messieurs de Saint Roy » laissent la place au « Premier juré » !
Sur la 3, « Témoignages » propose l’épisode « Eve et l’inventeur » avec Odette Joyeux et Jean Desailly.

Vendredi 23 mars 1973

Un épisode mémorable de « Chapeau melon » : « Remontons le temps », puis à 19h30 « Anna et le roi » et le retour de « Mission Impossible » avec la belle Lesley Ann Warren qui en 1973 me laisse de marbre. Quelques années plus tard, je la regarderai d’un autre œil, dans une autre vie, dans une autre partie de mon adolescence où Muriel a disparu.
Robert Conrad joue dans l’épisode « Le tueur ». Je n’ai encore jamais vu « Les mystères de l’ouest ».
Pour l’heure, toutes mes pensées sont fixées au mercredi prochain : Jour J – 5.

Samedi 24 mars 1973

On peut comprendre aujourd’hui en me lisant que « Anna et le roi », « La porteuse de pain », « L’homme de fer » (dont c’est l’avant dernier épisode : « La rançon » avec une jolie brune, Carla Borelli qui me rappelle Muriel), « Chapeau melon et bottes de cuir » sont liés pour toujours avec ma passion pour Muriel Baptiste.
Je suis cette semaine là dans la dernière ligne droite avant le bonheur suprême de revoir Muriel.

Dimanche 25 mars 1973

Il fallait un film exceptionnel pour me tirer de mes pensées et ce fut « La sirène du Mississipi ». C’est un film que je peux revoir à l’infini, je me souviens que la seconde diffusion eut lieu en 1977, je l’ai aujourd’hui en DVD. La formidable histoire d’amour entre Belmondo et Deneuve sur fond de polar me bouleverse.
« Les Monroe » et « Le jeune Fabre » sont les deux seuls autres programmes que je regarde.

Lundi 26 mars 1973

« L’Alphoméga » s’éternise, et je sature mon copain de collège à parler encore et toujours de Muriel Baptiste. Ce soir là sur la 2, il y a « Le défi ». Plus que deux jours à tenir et Muriel arrive !

Mardi 27 mars 1973

Bon débarras, dernier épisode des « Messieurs de Saint Roy ». La Une nous propose un « Show Stéphane Grappelli », la 2 « Le journal d’une femme en blanc » avec Marie José Nat et la 3 la série « Du plomb dans la tête » avec André Valmy.

Mercredi 28 mars 1973

C’est le grand jour et il est dur d’attendre jusqu’à 20h15. J’ai même regardé le dernier épisode de « Voyage au fond des mers » : « Créature de feu » (Toujours aussi nul !) pour tromper mon impatience.
Et puis la voilà, sous mes yeux, et peut être est-ce à ce moment là que mes parents ont deviné ma passion pour Muriel ? Elle n’est pas à son avantage, porte une sorte de bonnet ou de béret ridicule. L’histoire est loin d’être passionnante, et par conséquent, le seul intérêt du « Premier juré », c’est Muriel Baptiste.
Malheureusement, on ne la voit pas beaucoup : il y a Olga Georges Picot, Aude Loring et Lise Lachenal. Muriel en Pierrette Vanier ne fait que des apparitions furtives, dans un rôle assez peu consistant. Je comprends très vite qui sont les bons et qui sont les méchants. Les frères Bardini, joués par Henri Jacques Huet et Marcel Robert portent leur culpabilité sur leur front. Michel Le Royer est celui qui est le plus souvent à l’antenne.
Je suis revenu en juillet 1972 comme avec « Richard Lagrange ». Tous les jours, il y a Muriel, sauf le samedi et le dimanche, c’est le paradis

. Jeudi 29 mars 1973

Comme il fallait s’y attendre, je ne vais maintenant parler que de Muriel. Dans « Le premier juré », on ne sait jamais quand elle va apparaître à l’écran, chaque épisode dure quinze minutes et on la voit généralement avec Alain Quercy. En fait, peu avec Michel Le Royer, ce qui rend la romance finale du 20e épisode si peu crédible.
Il était durant ces semaines difficile d’attendre ces quinze minutes. Très vite, je trouvais que la série n’était pas bonne, l’histoire mal construite, et quand on sort des « Rois maudits », on est exigeant. Le feuilleton n’a jamais été rediffusé. Il n’a pas trop plu à mes parents qui n’ont jamais regardé le dernier épisode (Ils étaient de sortie ce soir là).
Muriel a éclipsé en un clin d’œil tous les autres programmes de cette fin de semaine. Pour ne pas la rater, j’étais prêt bien avant le début devant mon petit écran.

Vendredi 30 mars 1973

Soirée d’adieu provisoire à « Anna et le roi », sympathique série dont deux épisodes restent à programmer, et que « Le temps de vivre, le temps d’aimer » va remplacer sur la 2. C’est dans cette passionnante série que Muriel aurait dû jouer. En effet, l’intrigue du « Premier juré » manque de souffle et d’espace. Le feuilleton est tiré d’un polar « La bâton dans la fourmilière ». On peut regarder un épisode des « rois maudits » sans Muriel en étant captivé, alors que les passages sans elle dans « Le premier juré » sont pénibles à suivre. Mais je ne boude pas mon plaisir, je suis trop heureux, elle est là tous les soirs, même pour une fugitive apparition, avec sa voix que je reconnais dès qu’elle parle.
Trois mois après « Les rois maudits », c’est un bonheur qui m’est accordé.


Samedi 31 mars 1973

Télé Poche met en couverture l’acteur anglais Keith Mitchell pour « Les six femmes d’Henry VIII ». En seconde page de couverture, c’est Aude Loring que nous retrouvons, elle joue avec Muriel dans « Le premier juré ». On tourne « Ton amour et ma jeunesse » avec Daniel Sarky – le mari d’ « Emmanuelle » - et Danielle Volle, « Les brigades du tigre » et « Les grands détectives ». Des nouvelles de Nicole Jamet après son rôle de Cosette dans « Les misérables », Catherine et Marie Hélène Breillat posent ensemble, nul ne sait encore que Catherine deviendra le metteur en scène en vogue des années 1990-2000. Un Xavier Gélin jeune et heureux pose dans Télé Poche, il ne sait que le destin le fauchera comme Daniel Sarky, Danielle Volle et Muriel Baptiste. Pour l’heure, Xavier Gélin gagne le 19e grand prix des artistes de ski à Megève. Deux ans avant, il donnait la réplique à Michel Fugain dans la comédie musicale « Un enfant dans la ville » avec la délicieuse chanteuse allemande Mary Roos.

« Chapeau melon et bottes de cuir » continue à 15h15 avec « Une petite gare désaffectée ». La Une propose le huitième épisode de « La porteuse de pain », et « L’homme de fer » tire sa révérence avec l’épisode « Le trésor indien ». Moi, il me faut attendre lundi pour retrouver Muriel Baptiste dans « Le premier juré ».



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