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fansdemurielbaptiste
Description du blog :
Blog dédié à la comédienne Muriel Baptiste (Les rois maudits)
Catégorie :
Blog Télévision
Date de création :
26.03.2007
Dernière mise à jour :
11.07.2008
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MURIELMANIA: programmes tv FEVRIER 73

MURIELMANIA: programmes tv FEVRIER 73

Posté le 29.03.2007 par fansdemurielbaptiste
Lundi 5 février 1973

Muriel est revenue, ce n’est pas un rêve, elle était hier soir dans « Les risques du métier » à la télé. En blonde, mais ce n’est pas grave, désormais ce n’est plus la petite gitane de « La princesse du rail » dont je suis amoureux, mais de Muriel Baptiste, quel que soit la couleur de ses cheveux !
Alors ce lundi 5 février 1973, je n’ai qu’elle en tête, et « Joseph Balsamo » qui est en au cinquième épisode et n’en finit pas de commencer m’énerve sérieusement. Je n’ai dû accorder qu’une attention distraite à l’épisode. Peut être même aussi à « Docteur Caraïbes » dans lequel j’imaginais – à travers le personnage de Laura joué par Suzanna Leigh – Muriel. La vraie Muriel était hier à la télévision, dans l’une de ses rares apparitions au cinéma.
La France est à la veille d’un grand drame (L’incendie du CES Pailheron) et elle ne le sait pas.
« Les habits noirs » avec leur musique du générique surannée en forme de ritournelle (genre générique des enquêtes du Commissaire Maigret) me semble une série fade et inutile La télévision ce soir là propose « En toutes lettres » sur la une à 21h35 après Balsamo, la deux « Alain Decaux raconte » et « Actuel 2 », la trois « Hoa Binh ». Tout cela me passe complètement au dessus de la tête. Mes pensées sont réservées à Muriel.


Mardi 6 février 1973

Le mardi 6 février, les flash infos se succèdent suite à l’incendie d’un CES. La Une propose « Les habits noirs » puis « Les sans studio » animé par Les Frères Ennemis, sur la 2 « Les dossiers de l’écran », consacrés à la publicité, sont illustrés par le film « Une femme qui s’affiche » de George Cukor, et la 3 à au programme le téléfilm « Roc ou la malédiction » avec Claude Titre. J’ai vu Claude Titre dans la série « Bob Morane », avec également Billy Kearns sur la première chaîne l’été 1972 en seconde diffusion (la première remontant à 1965) mais étant en vacances à Bagnoles de l’Orne, seulement un ou deux épisodes.
La 3 continue avec le feuilleton « Pour Vermeer » dont la vedette est Dominique Paturel, pour moi la voix française de Roy Thinnes dans « Les envahisseurs » et le héros de « D’Artagnan » de Barma (1969) que je verrai lors de la seconde diffusion en décembre 1973. Il y a Catherine Rich (Jeanne de Bourgogne dans « Les rois maudits ») et Angelo Bardi (Le moine dans « La dame de Monsoreau »), mais je ne reçois pas la 3e chaîne.
Impossible de me souvenir si ce soir là, mes parents ont regardé Les frères ennemis sur la Une ou les dossiers de l’écran.
Malgré ce drame national du CES PAILHERON (Un incendie dans un collège provoqué par des élèves, et ayant fait des victimes car le bâtiment était mal protégé contre le feu), l’adolescent que j’étais continuait à rêver à Muriel Baptiste. Insouciance de la jeunesse.
Trente quatre ans plus tard, cette nuit du 23 au 24 janvier 2007, j’ai fait un étrange rêve : Il se passait en 1977 et Muriel Baptiste reprenait sa carrière. Rêve sans doute provoqué par l’énergie que je mets à proposer aux éditeurs la biographie que j’ai écrite sur elle, et à gérer ce blog.



Mercredi 7 février 1973

Toujours ce « Voyage au fond des mers », voyage au fond de l’ennui, qui encombre la case horaire de 15h15 sur la 2, rien à voir dans les émissions pour la jeunesse. L’évènement, c’est l’épisode inédit des « Cinq dernières minutes » : « Meurtre par intérim » sur la 2 avec Raymond Souplex et Pierre Brasseur pour leur dernier tournage., filmé en juillet 1972. Brasseur est mort en Août et Souplex en novembre. La fin d’une époque.
Je ne sus que plus tard que Pierre Brasseur avait joué avec Muriel en 1971 dans « Tchao » (Pièce dans laquelle débutait Jacques Weber).
Télé Succès a cessé de paraître mais le numéro 3 avec Louis Seigner en couverture va stagner un bon moment dans les rayons des marchands de journaux.

Jeudi 8 février 1973

Rien de rien sur la Une, avec « Les nuits de la colère » de Jean Paul Carrère avec Marc Cassot. Sur la 2, étant au collège, je rate l’épisode de « Match contre la vie » intitulé « Lucrère » avec Julie Harris dont le synopsis semblait prometteur. L’épisode diffusé le samedi précédent, « L’inconnue de la route » était excellent. Après Guy Lux, c’est le 12e et avant dernier épisode des « Gens de Mogador », qui convient à mon état d’esprit du moment, les malheurs de Brigitte Fossey et de Paul Barge en pleine Provence sont agréables à regarder quand on a l’âme romantique et que l’on vient de revoir Muriel.
La 3 proposait « Pour Vermeer » et le magazine « 52 ».


Vendredi 9 février 1973

Le drame du CES Pailheron fait toujours les gros titres. L’épisode de « Columbo » : « Symphonie en noir » me permet de découvrir – dans le rôle du meurtrier – le grand metteur en scène John Cassavetes. Je n’ai absolument aucun souvenir de l’épisode « Le train de nuit pour Chicago » de « Match contre la vie » que j’ai vu. La 2 proposait « Duel au soleil » de King Vidor et la 3 « Le canal du midi ». Quant à moi, je suis encore sous le charme de mon dimanche soir avec Muriel Baptiste dans « Les risques du métier ». Un peu comme si j’avais conservé dans un flacon l’ivresse de bonheur du dimanche soir.


Samedi 10 février 1973

Riche programme ce samedi après midi, tout d’abord sur la Une avec un épisode inédit de « Sam Cade » intitulé « Adieu au passé », dans lequel joue Simon Oakland, un comédien que l’on a vu souvent dans « Hawaii police d’état ». A 16h35, sur la 2, dernier épisode de « Match contre la vie » intitulé « L’assassin » dans lequel joue Arthur Hill (Acteur vu dans « Les envahisseurs » et « Le fugitif »). Cet épisode ne conclut pas la série, mais il est captivant, le personnage que joue Arthur Hill est atteint de la même maladie que Paul Bryan/Ben Gazzara, il veut commettre un meurtre et se suicider.
Deux autres épisodes intitulés « La princesse » et « Le scandale » seront diffusés le samedi soir en juin 1973.
Retour sur la Une à 18h20 avec le premier épisode de la rediffusion de « La porteuse de pain ». J’ai adoré cette série qui comme « Les gens de Mogador » par son côté mélodramatique et sentimental correspond à mon état d’esprit du moment. J’ai suivi la série treize samedi de suite sans en manquer un épisode. Elle reste liée dans ma mémoire à Muriel Baptiste puisque février mars avril 1973 furent des mois où je pensais à elle constamment, entre la diffusion des « Risques du métier » et celle du « Premier juré ».
Mes parents ont regardé sur la 2 « Top à Jacques Charon », comédien de théâtre qui devait disparaître deux ans plus tard, puis « L’homme de fer », l’épisode « Volé sans laisser de trace ». La 3 donnait une pièce de Odon Von Horvath : « Casimir et Caroline ».


Dimanche 11 février 1973

Le plus bel hiver de ma vie, comme je le qualifie souvent, fut composé aussi de moments creux, d’attentes, d’espérances, et chaque fois que je venais de revoir Muriel Baptiste à la télévision, le temps me semblait long jusqu’à la prochaine fois. Depuis juillet 1972, je guettais « La double vie de Mademoiselle de La Faille » que l’ORTF ne se décidait pas à programmer, et parallèlement, je n’avais aucune information sur les projets de l’actrice. Télé Poche n’en donnait pas.
Ce dimanche 11 février était, côté télévision, d’un ennui mortel, à part à 19h10 sur la première chaîne le second épisode du feuilleton « Le jeune Fabre ». Je n’ai jamais revu la série et n’en garde qu’un souvenir confus, par exemple, dans ce second épisode, il n’y a pas Véronique Jannot (dont je pensais qu’elle participait aux 13 épisodes) et on note la présence d’Armontel (l’inquiétant notaire Saint Firmin de « L’homme qui revient de loin » diffusé en septembre octobre 1972). La mémoire me joue des tours mais « Le jeune Fabre » m’a moins marqué que « Match contre la vie » ou toutes les séries avec Muriel Baptiste.
Ce dimanche 11 battait des records d’ennui avec « La piste aux étoiles » à 17h05 sur la Une en guise de plat de résistance pour l’après midi, succédant au « Sport en fête » de Drucker dont l’invitée était Annie Girardot. Le film du dimanche soir fut « Rocco et ses frères » que je n’ai pas regardé.
La 2 n’avait rien de mieux à proposer qu’un western de 1952, « La loi du fouet » de Lewis Millestone, dont la vedette est Peter Lawford, vu dans l’épisode de « Match contre la vie » : « Le carnaval finit à Minuit ». En soirée, c’est « Arcana, connaissance de la musique », un magazine soporifique de Maurice Le Roux, suivi à 21h30 d’une émission sur le réalisateur Arthur Penn.
La 3 proposait une nouvelle de Somerset Maugham « La confession » suivie du match de rugby France-Nouvelle Zélande en différé !
En regardant les prévisions programme de la semaine suivante, rien d’intéressant à l’horizon !
Ce sont des jours comme celui là où j’ai dû lire et relire « Les rois maudits » jusqu’à le connaître par cœur ou presque.


Lundi 12 février 1973


Soir de l’adieu à la série « Docteur Caraïbes » avec la mort du grand méchant depuis le début de l’histoire, Denniger interprété par Paul Massey. La vague Louis Velle, commencée par « La demoiselle d’Avignon », « Le 16 à Kerbriant », « L’homme qui revient de loin » et « Les témoins » va s’étioler, et la série « Docteur Caraïbes » ne sera rediffusée qu’une seule fois, sur Antenne 2, fin août 1984. A noter que dans les quatre derniers épisodes, on retrouvait Tippi Hedren, la vedette des films d’Hitchcock »Pas de printemps pour Marnie » et « Les oiseaux ».
Les soporifiques « Habits noirs » continuent d’encombrer la case horaire de 20h15, tandis que « Joseph Balsamo », arrivant avec peine au bout de son périple, sixième épisode sur sept, se révèle être une véritable daube. Télé Poche continuait de lui attribuer trois étoiles (Ce qui signifiait « A ne pas manquer ») mais la série sera peu rediffusée et l’effet Jean Marais en vedette ne fera plus illusion.
Ce lundi là, il y avait « Le défi » avec le fantaisiste Jean Claude Massoulier sur la 2, tandis que la 3 proposait « L’enfance nue », un film de Maurice Pialat.
Pas de Muriel Baptiste à l’horizon.

Mardi 13 février 1973

Pour une partie de la France, ce sont déjà les vacances scolaires. D’où la présence sur la Une de « Emissions pour les enfants » présenté par Christine Lebail. « Les sans studio » des frères ennemis continuent leur périple en soirée, ils invitent ce soir là Juliette Gréco. Il y avait à 22h25 Chuck Berry dans « Point Chaud » d’Albert Raisner, une émission que je regarderais volontiers aujourd’hui. La 2 nous propose « Allez France ! » avec Robert Dhéry et Colette Brosset, et en soirée « La maison dans la dune » de Georges Lampin (1951) avec Roger Pigaut. C’était la conception du cinéma selon l’ORTF ! Sur la 3, Gérard Depardieu jouait un voyou criminel dans la série « Un monsieur bien rangé », mais en 1973, personne ne savait qui il était.
Ce n’est pourtant pas sa première apparition au petit écran : l’actrice Martine Redon, qui a signé le livre d’or du blog, m’a parlé de « Rendez vous à Badenberg » (1970), série dans laquelle elle a joué aux côtés de Depardieu et d’André Falcon.


Mercredi 14 février 1973

Avec la meilleure volonté et indulgence du monde, il n’y avait rien à regarder ce jour là. « Ma sorcière bien aimée » reprend avec un nouvel acteur, Dick Sargent, à la place de Dick York qui souffre le martyre suite à une blessure au dos sur le tournage du film « Ceux de Cordura » et a mis un terme à sa carrière.
Sur la Une, une évocation historique « Un attentat à Marseille », sur la 2 un téléfilm « Pierre et Jean » avec en vedette le futur mari de « Julie Lescaut », François Marthouret et un partenaire de Muriel : Henri Virlojeux (Duèze dans « Les rois maudits »).
« Les rois maudits » commencent à devenir un souvenir pour la plupart des gens, et la carrière de Muriel n’a pas décollée. Ces mois qui passent et vont anéantir sa carrière, l’adolescent amoureux que je suis n’en ait pas conscient. Pour moi, il était évident que Muriel Baptiste ferait toujours partie du paysage. J’ai appris à me méfier des évidences.
Ce qui est certain, c’est qu’au collège, Muriel est mon seul sujet de conversation avec mon meilleur ami, il m’en parlera encore en fin d’année scolaire, en Juin 1973, pendant un cours de technologie. Certaines conversations se sont gravées dans mon esprit. Il n’était pas encombré par les soucis de la vie d’adulte.


Jeudi 15 février 1973


Double évènement ce jour là. « Le Saint » revient après trois ans d’absence. L’épisode « Le jeu de la mort » a été multi diffusé depuis, mais à l’époque, étant au collège, je l’ai manqué.
Je me souviens tant d’années après ne pas avoir été en vacances scolaires à cette époque à cause d’un épisode du « Saint » que j’ai raté. J’ai hâte de découvrir dès le lendemain Roger Moore, alias Lord Brett Sinclair, dans cette série mythique que je n’avais jamais vue. (En 1970, je ne recevais pas la seconde chaîne).

C’est aussi le chant du cygne des « Gens de Mogador », avec une fin sublime et triste. Brigitte Fossey, trahie par Paul Barge, qui dit à ses domestiques : « Désormais, je ne suis plus là pour personne ».
La série sera cependant rediffusée dès 1975 par Antenne 2 en soirée. La même année, à la même case horaire, cette chaîne rediffusera « Les rois maudits » et « La dame de Monsoreau ».

La Une nous propose « Tirez sur le pianiste » avec Aznavour, et la 3 « Un monsieur bien rangé » qui doit être aujourd’hui un « collector » pour les fans de Depardieu.

Et Muriel Baptiste dans tout cela ? Si elle occupe mon esprit en permanence, on ne peut en dire autant de sa présence à la télévision. Il me faudra patienter jusqu’au mercredi 28 mars pour la revoir dans « Le premier juré », son nouveau feuilleton qui durera vingt épisodes. Curieusement, je n’avais pas envie qu’elle soit trop présente, car j’avais ainsi l’impression qu’elle n’existait que pour moi. Mais sa disparition totale du petit écran après « Le premier juré » va me déchirer. Nous n’en sommes pas encore là.

Vendredi 16 février 1973



C’est ma première rencontre avec Simon Templar, en l’occurrence l’épisode « Le diamant ». Télé Poche a mis en illustration une photo de Roger Moore avec une actrice asiatique, en disant que c’est Jane Merrow. En regardant l’épisode, je me rends compte de l’erreur. La série me plaît moins que « Amicalement vôtre ».
Je trouve que la série a toujours été surestimée. Elle n’est pas fidèle aux romans de Leslie Charteris, et a trop marqué la carrière de Roger Moore. Il est bien meilleur en Brett Sinclair et en James Bond. Les histoires sont assez aseptisées pour plaire au plus grand nombre. Certains épisodes feront l’objet de remakes pour la série « Amicalement vôtre », par exemple « Le roi » qui devient « Premier contact », et « La vengeance » dont l’intrigue au mot près sert de support à « Une rancune tenace ».
« Columbo » en est déjà aux redites, puisque le criminel est joué par Ray Milland dans « Dites le avec des fleurs », et qu’en Janvier, cet acteur jouait un rôle semblable dans « Faux témoin ». Pour cette première série de treize épisodes, l’ORTF a pioché dans deux saisons diffusées aux USA car un même acteur ne revient pas deux fois en vedette invitée dans la même saison.
Sur la 2, « Le malade imaginaire » avec Michel Bouquet et sur la 3 la fin de la série avec Depardieu.
Je rêve toujours à Marguerite de Bourgogne, encore et toujours, je ne m’en lasse pas. En ce sens, cette époque demeure unique. C’est l’amour fou.

Samedi 17 février 1973


Télé Poche annonce la naissance de Julien, fils de Marie José Nat et du metteur en scène Michel Drach. L’héroïne des « Gens de Mogador » reste en pleine lumière, alors que personne ne parle de Muriel. Pierre Sabbagh (Directeur de la 2e chaîne) et Claude Barma vont présenter « Les rois maudits » au 13e festival international de télévision de Monte Carlo. Hélène Duc et Benoist Brione posent pour une photo, souriants, pour vanter le tournage de « Jean Pinot, médecin d’aujourd’hui » qui sera diffusé sur la 3. L’article évoque encore « Les rois maudits ». Dans la foulée, on a des nouvelles de Marthe Keller (« La demoiselle d’Avignon ») et de Sarah Brook (« Les Thibault »). On donne des informations sur un peu tout le monde sauf sur Muriel Baptiste, mais ma naïveté de l’époque m’empêche d’en prendre conscience.

Ce samedi là, je m’extasie devant l’épisode du « Saint » : « Intermède à Venise » que je trouve remarquable. Pourtant, avec le recul, il s’agissait d’un tournage en studio (et non à Venise), les incohérences sont nombreuses, la musique que je trouve romantique et triste est, tout comme l’intrigue, assez fade.

A 18h20, sur la Une, c’est le second épisode de « La porteuse de pain ». Il vaut mieux que je ne revoie pas la série aujourd’hui, je préfère rester sur mon bon souvenir.

La soirée est classique avec « Devine qui est derrière la porte » des Carpentier avec Roger Pierre et Jean Marc Thibault, ils profiteront de cette émission pour parodier « Les rois maudits » avec « Les maudits rois fainéants ». Ce sera un succès sur le moment, mais en poursuivant sur ce registre début 1975 avec « Les z’heureux rois z’Henri », ils vont saborder leur duo. Ce sera en effet un gros échec public et critique. « L’homme de fer » propose un épisode tourné vers 1967, « En service commandé », dont la vedette est Barbara Anderson. Dans cette histoire, son personnage tue un adolescent, en service commandé.

Claude Barma met en scène sur la Une un « hommage à Molière ». Des acteurs des « Rois maudits », on retrouve Geneviève Casile et Claude Giraud.

Sur la 3, une pièce « Cœur à cuir » avec Georges Claisse.







Comme je vais remplir des pages sur Muriel à propos de son feuilleton diffusé en mars avril « Le premier juré », je vous propose aujourd’hui d’en finir avec le mois de février 1973 pour arriver plus vite à des moments plus palpitants !


Dimanche 18 février 1973


Un de ces dimanches soporifiques des années ORTF dont elle avait le triste secret. Le plat de résistance de l’après midi est un film avec Bourvil, « Le cœur sur la main », la 2 proposant « Le fils des mousquetaires » avec Cornel Wilde. Je n’ai pas la nostalgie de ces vieux films diffusés et rediffusés, et me demande comment le public de l’époque pouvait les supporter.

En revanche, les séries de l’ORTF étaient bien meilleures que toutes les séries à « audimat » des années 2000, en particulier celles de TF1, dont le tournage cesse dès qu’un épisode ne fait pas recette. Derniers exemples en date : « Fargas » avec Guy Marchand, et « Le proc » avec François Eric Gendron. Aujourd’hui, des séries comme « Joseph Balsamo », « L’Alphoméga » ou « Là haut les quatre saisons » seraient virées de l’antenne au bout d’une semaine.

Le seul programme intéressant étant « Le jeune Fabre » qui dans ce 3e épisode nous permet de revoir Michèle Grellier (Aurore dans « Lagardère » en 1967). « Le jeune Fabre », comme « La porteuse de pain » et « Les gens de Mogador », était une série romantique, et j’avais l’âme romantique en ce temps là.

Je hais les dimanches. Je ne voyais pas de copains ces jours là. Je m’ennuyais. Il n’y avait personne à qui je pouvais parler de Muriel Baptiste, de la passion qu’elle m’inspirait. Cela intriguait beaucoup mon meilleur copain de collège. Il en parlait souvent, me demandait des nouvelles. Il était plus âgé que moi d’un an mais ne fréquentait personne d’autre au collège.

La Une donne en soirée « Le cardinal » d’Otto Preminger, qui finit à 23h30, autant dire que je n’ai pas eu la permission de le regarder. Pour mémoire, la 2 proposait un documentaire sur « Modigliani » et la 3 une rediffusion des « Cinq dernières minutes » (l’épisode avec Pierre Brasseur).

Pour les films du dimanche soir, l’autorisation de mes parents de les voir ou non dépendait de l’heure à laquelle ils se terminaient. Fort heureusement, « Les risques du métier » avec Muriel n’était pas trop long.




Lundi 19 février 1973


« Joseph Balsamo » septième épisode. Ouf, c’est fini ! On a l’impression que la série n’a pas encore commencée tant l’action est lente. C’était en fait une série ésotérique lancée comme un film de cape et d’épée, d’où la déception.

Aucun autre souvenir de ce lundi. Sur la 2, « La vie du bon côté » avec Jacques Faizant », la 3 proposant « Robin des bois » avec Errol Flynn.

« Docteur Caraïbes » me manque, « Ma sorcière bien aimée » qu’en 1973 on a déjà vue et revue, notamment les jours de pluie et les jours de grève, ne présente aucun intérêt.

Mardi 20 février 1973


Ce mardi là, la 2 propose à 15h15 « Sept épées pour le roi » de Riccardo Freda, un film de 1963. Ma grand-mère est en train de le regarder tandis que je reviens du collège. J’en fais de même sans rien comprendre car je n’ai pas vu le début. Et là, il y a une scène qui va me marquer pendant des années. L’un des personnages, considéré comme un traître par le méchant de l’histoire, est enfermé dans une cage et descendu dans une fosse remplie d’eau, en fait infestée de piranhas. Il hurle. Lorsque, la poulie grinçante, la cage est remontée au bout d’un câble, il y a un squelette à la place de l’acteur. Cette scène a hanté mes cauchemars pendant des années !

La 3 propose une série que je ne peux voir, « Le capitaine Luckner ». On y retrouve Yves Lefebvre, acteur vu dans « Miroir 2000 » en 1971, puis retrouvé dans le rôle du détective Nick Carter en 1974 dans « Au théâtre ce soir ». Toujours sur la 3, c’est le retour dans le téléfilm « Le hors champ » de Claude Mann, le héros de la série « Un taxi dans les nuages », bien oubliée aujourd’hui. La série, comme d’autres (« Les globe trotters », « Corsaires et flibustiers » ou « Gorri le diable ») avait fait l’objet d’une édition en livre dans une collection pour la jeunesse.


Mercredi 21 février 1973


Le mercredi après midi, en 1972-1973, fut la dernière année où je me rendais au catéchisme. J’y retrouvais mon meilleur copain et confident du collège. Le cours avait lieu de 14h à 15h, et plusieurs élèves de ma classe de quatrième nous rejoignaient. Un jeune d’origine asiatique, arrivé en cours d’année scolaire, se précipitait voir chez lui à 15h15 « Voyage au fond des mers ». Nous trouvions le catéchisme dépassé et ennuyeux. J’avais fait ma communion solennelle en juin 1971 et je n’étais donc plus obligé d’y aller.
Je me rends compte en rédigeant cette chronique que février 1973 ne fut pas si passionnant que cela passé la date du dimanche 4 (« Les risques du métier »). J’étais amoureux et le temps ne comptait pas.


Jeudi 22 février 1973


« Les gens de Mogador » me manquent, car la série n’a pas été remplacée. Seul programme de la journée, « Cadet Rousselle » de Guy Lux que mes parents regardaient.
Sur la 3, un épisode de cette série « Témoignages » dont j’ai maintes fois parlé : « Un monsieur bien sous tous rapports », avec Micheline Presle et Georges Wilson. C’était une coproduction ORTF Telfrance Radio Canada et SSR. L’épisode était réalisé par Hubert Cornfield. Il n’y avait généralement que deux acteurs par épisode. Muriel Baptiste y a joué sans doute grâce à Roger Burckhardt qui l’avait dirigée dans « Les dernières volontés de Richard Lagrange » puis « Le premier juré ».


Vendredi 23 février 1973


« Columbo » avec l’épisode « Le grain de sable » devient répétitif. L’épisode du « Saint », « La route de l’évasion » me permet de voir pour la première fois le grand comédien Donald Sutherland.
Toujours les émissions pour les enfants l’après midi sur la Une, pourtant je n’étais pas en vacances scolaires car j’ai raté la veille l’épisode du « Saint » : »Les championnes ».


Samedi 24 février 1973

Martine Sarcey fait la couverture de Télé Poche pour « La porteuse de pain ». Un téléspectateur dit dans le courrier des lecteurs qu’il a aimé « Les risques du métier », mais aurait préféré que le film soit suivi d’un débat dans « Les dossiers de l’écran ». Le mariage de Sheila et Ringo inonde ce que l’on n’appelle pas encore la presse people. Télé Poche donne des nouvelles du tournage des nouveaux « Arsène Lupin » et cite plusieurs actrices qui vont y figurer, Muriel n’en est pas : Pascale Roberts, Nicole Calfan, Claude Degliame, Catherine Rouvel, Thérèse Liotard, Prudence Harrington. Le même magazine parle de l’actualité des actrices de l’époque comme Maïa Simon (qui tourne « L’amour du métier » avec André Falcon ), Rachel Cathoud (« Les gens de Mogador), ou encore Michèle Sand (Rinette dans « Les Thibault »).

C’est un samedi traditionnel pour moi : « Le Saint » (épisode : « Le trésor mystérieux »), « La porteuse de pain », « L’homme de fer » (avec un épisode passionnant, « Lettres anonymes »).

Sur la Une débute la série anglaise « Les six femmes d’Henvi VIII » avec Keith Mitchell. Mes parents ne l’ont jamais regardé. Heureusement que « Les rois maudits » n’a pas été programmé à cette case horaire !

La 3 proposait « Capitaine Luckner ».


Dimanche 25 février 1973

« Les Monroe » reviennent à 17h15, ce qui est mieux qu’un vieux film poussiéreux que l’ORTF a l’habitude de proposer à cette case horaire. Véronique Jannot, pour son tout premier rôle, débarque dans le quatrième épisode de la série « Le Jeune Fabre ». Mes parents fans de « La demoiselle d’Avignon » ont voulu regarder « Le diable par la queue » de Philippe De Broca à 20h40 en raison de la présence de Marthe Keller au générique.
La 2 à 14h30 donne « Quentin Durward », mais c’est la version 1955 avec Robert Taylor, et non le feuilleton que j’ai bien aimé début 1971. Sur la 3 débute « Cannon » avec William Conrad, je devrais attendre l’année suivante pour en voir des épisodes.

Lundi 26 février 1973

Avec la série « L’Alphoméga », qui durera six semaines, nous atteignons les sommets de la bêtise. Que diable Henri Virlojeux est-il allé faire dans cette galère ? Une série d’espionnage humoristique à fuir. La 3 propose le film réalisé par Jean Claude Brialy « Eglantine » que j’ai vu avec le ciné jeunesse de mon CES un ou deux ans auparavant.

Mardi 27 février 1973

Un hommage à Fernandel, les sempiternels « habits noirs », un film trop intello pour moi aux « dossiers de l’écran » (« Abel ton frère »), bref rien à voir.

Mercredi 28 février 1973

La campagne électorale sur la Une ( !) suivie de « La vie des animaux » de Frédéric Rossif. Je n’ai pas regardé le téléfilm « L’équipe » avec Claude Brasseur. Sur la 3, « Par la grande porte », des variétés avec Maxime Le Forestier, Daniel Mesguich et le groupe Tri Yann.
Et voilà, ce mois de février est terminé, il n’était pas si passionnant finalement.



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