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Nom du blog :
fansdemurielbaptiste
Description du blog :
Blog dédié à la comédienne Muriel Baptiste (Les rois maudits)
Catégorie :
Blog Télévision
Date de création :
26.03.2007
Dernière mise à jour :
08.09.2009

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LE CORSO DES TIREURS

Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
LE CORSO DES TIREURS
2E CHAINE SAMEDI 18 MAI 1968

LE CORSO DES TIREURS




Dramatique en deux parties (La seconde est diffusée demain à 20h45) d’après l’œuvre d’Ange Bastiani. Adaptation et dialogues : Philippe Ducrest et Véronique Castelnau. Costumes : R Delamare. Directeur de la photo : Ch Petard. Réalisation : Philippe Ducrest.



L’HISTOIRE COMMENCE AINSI : Dans un quartier populaire de Nice, au moment du Carnaval, le grand Benito Melchior (ancien prestidigitateur réduit au chômage à la suite d’une grave blessure aux mains) essaye d’inculquer un certain nombre de leçons à son fils Casimir, qu’il destine à l’incertaine carrière de pickpocket. Dans le même temps, mais dans une autre pièce, la voyante Mercédès, sœur de Benito, annonce à une riche américaine, Nancy Singlestone, qu’elle va rencontrer bientôt « un beau cavalier ».



Arrive Gérard, un ami de Casimir. Il entraîne le fils Melchior à la bataille de confetti. Dans les bousculades de la foule, les deux garçons subtilisent force portefeuilles, puis retrouvent Babeth (la fille de Mercédès) et son amie Jeannette, spécialistes, toutes deux, de l’exploitation des sacs à main. Bientôt, un autre garçon se joint au quatuor : Fredo, le petit ami de Babeth, qui travaille lui « à la saccagne », c'est-à-dire qu’il découpe les poches des passants à coups de rasoir, pour les soulager de leur contenu.



La moisson de portefeuilles et de porte-monnaie a été particulièrement bonne. Les jeunes gens se félicitent mutuellement… jusqu’au moment où Babeth s’aperçoit qu’elle a été (comble d’ironie) victime elle aussi d’un pickpocket.



L’incident est fâcheux car dans son sac à main se trouvait un ticket de consigne confié par Fredo. Ce ticket est maintenant entre les mains de Sylvana et d’Alexandre, un couple de touristes élégants que Babeth et Jeannette ont bousculé plus tôt pendant le défilé de SM Carnaval…



Les « tireurs », ce sont des pickpockets. Ange Bastiani a eu l’idée de cette histoire en assistant au carnaval de Nice. Il y a connu des pickpockets et des policiers qui les pourchassent sans pouvoir les attraper puisqu’il faut un flagrant délit pour une arrestation. Mais, précise Bastiani, les policiers les connaissent tous. Un jour, raconte Bastiani, un commissaire de police dans son bureau a interrogé un pickpocket. A la fin de l’entretien, le « tireur » a rendu au policier la montre qu’il lui avait dérobée.



DISTRIBUTION



Benito Melchior Henri VILBERT

Mercédès Paulette DUBOST

Babeth Muriel BAPTISTE

Nancy Singletone Monique DAVID

Corinne Anne Marie PEYSSON

Alexandre José Luis DE VILLALONGA

Fredo Fulbert JANIN

Kaufman Alfred ADAM

Mimile Roger DUMAS

Casimir Jacques ZANETTI

Gérard Jacques DUCREST

Jeannette Jacqueline CAMPAN

Sylvana Evelyne EYFEL

Mr Singlestone René MAUPRE

Albert Noel DARZAL

Victor Ange BASTIANI




--

PLAINTE CONTRE X

Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
PLAINTE CONTRE X
Samedi 3 sept. 1966 1ere chaîne

PLAINTE CONTRE X

Dramatique policière, adaptée du roman de Roger Faller par Véronique Castelnau et Philippe Ducrest. Réalisation : Philippe Ducrest. Musique d’André Hossein.



Le cadre est une gentilhommière « La Renardière », perdue dans la forêt de Compiègne. Marie Claire y revient après l’avoir quittée deux ans plus tôt, à la suite d’une violente dispute avec sa mère.

Sa mère, Irène de Montaillac, vient de mourir. Atteinte d’une tumeur au cerveau, refusant de se faire opérer, elle s’est, dit-on, suicidée.



L’histoire commence ainsi : Le commissaire de Creil a reçu un coup de téléphone anonyme l’avisant qu’il y a eu crime. L’inspecteur Sautereau mène l’enquête.

Qui pouvait avoir intérêt à tuer la châtelaine de « La Renardière ». Son mari, médecin de grand avenir, a sacrifié sa carrière aux exigences du domaine, pour plaire à sa femme dont c’était le grand souci ? Son gendre Gérard, qui fait entièrement marcher ce domaine mais n’était considéré, par sa belle-mère, que comme un employé ? Sa fille Marie Claire, dont le caractère se rapproche le plus du sien, et qu’elle a obligée à quitter la Renardière ? Marie Claire s’est d’ailleurs fait une brillante situation à Paris et rentre au château en triomphatrice. Il y a Claude enfin, le fils très aimé de Mme de Montaillac, et son unique héritier. Et Berthe, la vieille domestique, renvoyée parce qu’elle en savait trop long…



Tous peuvent être soupçonnés tour à tour par l’inspecteur. Et devant cette menace, tous font front. La thèse du suicide est la seule qui doit être admise.



Mais le notaire de la famille fait rebondir l’affaire en révélant que Mme de Montaillac a fait successivement trois testaments et que c’est, en définitive, à Marie Claire qu’est légué le domaine. Cependant, nous ne sommes pas à la fin de nos surprises.



DISTRIBUTION



Marie Claire : Christiane Lénier

Lisbeth : Muriel Baptiste

Pascale : Maria Tamar

Alice : Claire Tolosa

Berthe : Jeanne Perez

Geneviève : Yvonne Legrand

Irène : Hélène Duc

Hubert : José Luis de Villalonga

Gérard : Robert Favart

Claude : Pierre Derome

Sautereau : Jacques Morel

Commissaire Mattei :Daniel Crohen

Ferry : Philippe Mareuil

Docteur Gratien : Paul Bonifas

Gauthier : Pierre Real





Commentaire de la photo illustrant Muriel : « les rapports ne semblent pas être particulièrement chaleureux entre Marie Claire et Lisbeth (Muriel Baptiste).

QUELQUES PRECISIONS SUR LA CARRIERE DE MURIEL

Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
QUELQUES PRECISIONS SUR LA CARRIERE DE MURIEL
En 1971, Muriel a joué dans le film de Michel Mitrani "La cavale", d'après le roman d'Albertine Sarrazin, sans doute un tout petit rôle: tout a été coupé au montage.

En 1967, elle a tourné dans un film en noir et blanc pour le cinéma: "Le mois le plus beau", à ma connaissance ce film qui réunit Georges Géret, Christian Marin et Yves Rénier, n'a jamais été diffusé à la télévision. Il n'existe pas en vidéo. C'est l'histoire d'un soldat, pendant la guerre de 40, qui lors d'une permission revient chez lui et apprend que sa fille (jouée par Muriel) est devenue fille mère.

J'ai mis les fiches de plusieurs de ses films sur le blog: "Maigret aux assises", "L'affaire Bernardy de Sigoyer", "Lancelot du lac". Je continuerai avec d'autres téléfilms, mais sa carrière fut courte. Elle n'a pas beaucoup tourné.

Il serait formidable que l'un de ses plus beaux rôles, "La princesse du rail", soit réédité en DVD. L'éditeur Koba films y a pensé, mais pour l'instant, rien n'est fait.

Lorsqu'une carrière est si brève, chaque réédition est précieuse.

L'AFFAIRE BERNARDY DE SIGOYER

Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
L'AFFAIRE BERNARDY DE SIGOYER
L’AFFAIRE BERNARDY DE SIGOYER

Dans la série « Contre-enquête ». Emission de la station régionale de Marseille. Auteur : H.L. Dugall. Réalisation : Régis Forissier.



Tournée sur les lieux mêmes où elle eut lieu, en l’occurrence à Paris, l’affaire Bernardy de Sigoyer fait suite à l’excellente émission consacrée à l’affaire Bougrat présentée le 13 septembre dernier sur cette même chaîne et rediffusée sur la 2e chaîne le 21 novembre dernier. Une différence notable : l’affaire Bernardy de Sigoyer sera davantage une dramatique que l’affaire Bougrat, car elle comptera moins d’interventions d’experts. Seuls, en effet, Maître Isorni, qui fut le défenseur de l’accusé au cours du procès , et Jean Laborde, journaliste à « L’Aurore » et chroniqueur judiciaire à l’époque, donnent leur opinion. Le rôle du meneur de jeu est tenu par Jean Nehr.



L’affaire en elle-même n’est pas simple : elle déroule ses mystères sur plus de quinze ans, au long des péripéties de la vie tourmentée de l’accusé. La période essentielle : les années troubles de l’Occupation et, surtout, les heures fiévreuses de la Libération.



Le personnage principal : l’étrange marquis Alain de Bernardy de Sigoyer, celui dont son avocat dira plus tard : « Il avait le regard du diable. Les faits : on accuse Bernardy de Sigoyer d’avoir assassiné sa femme, mais il nie avec une obstination farouche et il va donner du meurtre une version mettant en cause l’autre mystérieux personnage de l’affaire : Irène Leblond.



Les principaux acteurs du procès (illustré par une photo de Muriel aux côtés de G Cattand et J.F. Calvé

Bernardy de Sigoyer (Jean-François Calvé) : il nie être l’assassin de sa femme et se défend avec une stupéfiante habileté, maniant tour à tour la logique et la passion. Il possède une preuve pour lui irréfutable mais elle sera détruite par la partie civile.

L’avocat (Gabriel Cattand) : compte tenu des circonstances mystérieuses du meurtre et du fait que Bernardy de Sigoyer refuse de plaider la folie, une voie étroite lui est offert pour la défense de son client.

Irène Leblond (Muriel Baptiste) : Selon certains, elle est bornée, pour d’autres, elle est dure, rusée. Elle était la bonne du couple au moment du drame et la maîtresse de Bernardy. Accusée de complicité, elle est pourtant acquittée.



DISTRIBUTION



L’AVOCAT DE LA DEFENSE
GABRIEL CATTAND

BERNARDY DE SIGOYER
JEAN FRANCOIS CALVE

IRENE LEBLOND
MURIEL BAPTISTE

LE COMMISSAIRE
JEAN JULLIARD

LE MEDECIN LEGISTE
HENRI POIRIER

ALLO JULIETTE

Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
ALLO JULIETTE
1ere CHAINE SAMEDI 1ER AVRIL 1972
ALLO JULIETTE

Comédie de Guy Grosso et Michel Modo. Décors : Michel Jamiaud. Costumes : Christiane Delplanque Directeur de la photo : Claude Robin. Réalisation : Jacques Pierre.



« Nous n’avons qu’un seul but, déclarent Grosso et Modo, faire rire ».



Il y a trois ans, Guy Grosso et Michel Modo ont mis en commun leur verve comique et leur talent respectif pour écrire une comédie. Le résultat, c’est « Allo Juliette », du « Feydeau moderne en quelque sorte » précise Grosso. De Feydeau, la pièce a le rythme rapide, les quiproquos, toutes les ficelles du vaudeville, le tout transposé en 1969 à l’ère du téléphone et des embouteillages en voiture.



« D’abord, nous cherchons ensemble la base de l’histoire, expliquent Grosso et Modo, nous imaginons toutes les scènes qui peuvent en découler. Nous inscrivons sur une fiche le plan de chaque scène : ensuite, nous nous mettons au travail. Chacun écrit une scène mais, depuis quinze ans que nous travaillons ensemble, nous avons acquis la même façon de dialoguer et, à 99.5% nous rions des mêmes choses.



En auteurs consciencieux, ils ont suivi le tournage. Ce sont eux qui ont choisi Danièle Evenou pour incarner Juliette. « Je jouais dans un film avec elle « la honte de la famille » explique Grosso. Le scénario d’ « Allo…Juliette » était déjà écrit et, sans rien lui dire, je l’ai espionnée tous les jours pour voir si elle convenait pour le rôle ».



L’HISTOIRE DEBUTE AINSI : Un chauffeur de taxi, Fernand Coustard, en rentrant chez lui à Levallois, après avoir déposé son dernier client, trouve dans son taxi une boucle d’oreille de valeur. Il envoie sa fille Juliette, elle-même chauffeur de taxi, rendre le bijou. La jeune fille part, vêtue d’une robe du soir très élégante, qu’elle s’amusait à essayer et qu’elle avait choisie parmi celles que sa mère, couturière pour la télévision, était en train de terminer. Elle retrouve la cliente qui a perdu la boucle d’oreille dans un bel hôtel particulier. Une soirée y est donnée et, sans qu’on lui laisse le temps d’expliquer quoi que ce soit, Juliette se trouve entraînée parmi les invités…



A NOTER : Dans la présentation de « télé poche », six photos mais pas de Muriel. Il est donc possible qu’à l’époque, j’ai raté ce téléfilm pour ne pas avoir épluché la distribution.



DISTRIBUTION





Juliette
DANIELE EVENOU

Fernand Coustard
ARMAND MESTRAL

Elise Coustard
JACQUELINE DUC

Raoul Ponthivier
GUY TREJEAN

Edmée Ponthivier
MICHELINE LUCCIONI

Sophie Ponthivier
MURIEL BAPTISTE

Marguerite
MARGUERITE DAMIEN

Michel Desroches
NICOLAS SILBERG

Maurice Desroches
GREGOIRE ASLAN

Marthe Desroches
HELENE DUC

Lourdes
France VERNIER

Richard
BILLY KEARNS

Charles Dunoyer
SERGE MAILLAT

Le couple de touristes
M KRONEFELD
ROYALE HOCHMANN

Le client
RAOUL CURET

Le beau jeune homme
MAX MONTAVON

L’hôtesse de la soirée
FANNY GAILLARD

Le vieux monsieur
GEORGES LEON

LANCELOT DU LAC

Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
LANCELOT DU LAC
LANCELOT DU LAC


Le 25 décembre 1970, pour ce qui restera une unique diffusion, est programmé sur la 2e chaîne ORTF « Lancelot du lac » dans le cadre des programmes de fin d’année 1970.

Manque de chance pour moi, c’est en janvier 1971 que mes parents changeront de récepteur TV et que je pourrai voir la seconde chaîne, toujours en noir et blanc. A l’époque, malgré l’absence de photo, je remarque dans « Télé Poche » que Muriel Baptiste, « La princesse du rail » pour moi, joue dans ce film le rôle de la princesse Hélène.

C’est un tout petit rôle pour un retour discret, après une longue absence, elle est douzième dans l’ordre d’importance dans la distribution.

La publicité est faite autour de l’interprète principale Marie Christine Barrault, tandis que le rôle principal masculin est tenu par Gérard Falconetti (décédé en 1984), petit fils de Maria Falconetti, la Jeanne d’Arc de Carl Dreyer (1928).

Ecrit et réalisé par Claude Santelli, le téléfilm a pour vedettes Mariannik Revillon (Madeleine dans « Les gens de Mogador », et vedette de la série « L’étang de la Breure »), Jean Pierre Bernard (« Les habits noirs »), Anne Saint Mor, Tony Taffin (le faux père de Muriel Baptiste dans « Les dernières volontés de Richard Lagrange »), Jacques Weber (partenaire de Muriel au théâtre dans « Tchao » en 1971), Renée Faure (« Le temps de vivre, le temps d’aimer »), Agathe Nathanson (« Le jeune Fabre »).

A noter que deux personnages s’appellent Hélène dans ce film : il y a la reine (Arlette Tephany) et la princesse (Muriel).

Le tournage a eu lieu en Bretagne en 1970. D’après les critiques de l’époque, le film hésite entre une transposition historique des « romans de la table ronde » et une atmosphére fantastico-poétique.

L’histoire se déroule au XIIe siècle en Bretagne. Elle raconte l’épopée de Lancelot, chevalier de la Table Ronde qui, pour l’amour de sa dame (Gueniève/Marie Christine Barrault) accomplit d’extraordinaires prouesses.

A noter que la musique est signée Georges Delerue (« Les rois maudits »).

Non rediffusé, non édité en VHS ou DVD, ce téléfilm est malheureusement tombé dans l’oubli.

Quatre ans plus tard, Robert Bresson a signé pour le cinéma son « Lancelot du lac », tandis que le poème de Chrétien De Troyes, écrit vers 1170, qui avait inspiré Santelli pour sa version 1970, servira de base à « Perceval Le Gallois » d’Eric Rohmer en 1978.

MAIGRET AUX ASSISES

Publié le 17/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
MAIGRET AUX ASSISES
MAIGRET AUX ASSISES

En 1960, Georges Simenon écrit cette enquête de Maigret. A partir de 1967, sous la direction de Claude Barma, une série de 88 téléfilms (jusqu’en 1990) met en scène Jean Richard dans le rôle du commissaire. Le samedi 11 septembre 1971 est diffusé le seizième épisode de la série, l’un des derniers en noir et blanc, et il est adapté du roman « Maigret aux assises ».

Le premier épisode en couleurs sera « Pietr Le Letton », le 19e, diffusé le 20 juillet 1972.

« Maigret aux assises », produit par Barma, est réalisé par Marcel Cravenne. On y retrouve, aux côtés de Muriel Baptiste et de Jean Richard, Jacques Serres, Nicolas Silberg (futur Bussy dans « La dame de Monsoreau »), Fred Personne (Le bourreau dans le « D’Artagnan » de Barma et le même rôle dans « Le roi de fer »), Robert Lombard (Portefruit dans « Les rois maudits »), Lucien Nat et, dans de courtes apparitions, Andréa Ferréol et André Dussolier.

Il faudra attendre 1987 pour la Cinq rediffuse l’épisode, et décembre 2004 pour une première édition vidéo, en l’occurrence en DVD. Lors de cette édition DVD, qui a lieu en kiosques, le fascicule qui accompagne la vidéo ne dit pas un mot sur Muriel.

Assez linéaire, l’intrigue raconte le double meurtre d’une ex femme de petite vertu, Léontine Faverges, et de la petite fille qu’elle gardait, pour un motif crapuleux : le vol de l’argent qu’elle avait à son domicile. L’accusé est son neveu, Gaston Meurant, encadreur, qui ne cherche pas à se défendre aux assises. Maigret est persuadé de son innocence. Très vite, la piste remonte à son épouse Ginette qui est complice de l’assassinat avec un certain Pierrot, que lui a présenté le frère de Gaston. Ginette était la maîtresse de son beau-frère puis de Pierrot.
Meurant a été acquitté et remis en liberté. Il piste sa femme et abat Pierrot.

En 1971, Muriel Baptiste sortait d’une pause professionnelle de trois années. Il est vraisemblable que Barma l’ait engagée ensuite pour « Les rois maudits » après sa composition dans « Maigret aux assises ». Télé Poche la décrivait à l’époque comme « la nouvelle Ginette Leclerc ». La diffusion a lieu quinze jours après le triomphe de Muriel dans la pièce « Zoé » et Télé 7 Jours lui consacre sa couverture.

C’est l’une des intrigues les plus faibles et les plus prévisibles de la série « Maigret ». On est très loin de « Cécile est morte », « Maigret et l’affaire Saint Fiacre », « Le chien jaune ».
Muriel a fait le choix à l’époque de tourner un « Maigret » plutôt qu’un « Arsène Lupin » ou – comme Catherine Hubeau – un « Bourrel ». Elle joue son rôle de garce avec trop de retenue et de sobriété. En lisant le livre, on imagine une Ginette Meurant plus ordinaire. A l’écran, Muriel reste très réservée, sa voix est monocorde et n’évoque en rien Ginette Leclerc. Si le film avait été tourné vingt ans plus tôt, on aurait bien imaginé Dominique Wilms, « La môme vert de gris », dans le rôle. Ou en 1971, Catherine Rouvel.

L’épisode dure 77 minutes et Muriel dispose d’un temps à l’écran important, plus que dans « Les risques du métier » et « Les rois maudits » où elle avait des rôles plus intéressants à défendre.

Bruno Crémer n’a pas tourné ce roman dans le remake de la série, et après deux éditions en DVD chez les marchands de journaux, « Maigret aux assises » ne figure pas à la vente (pour le moment) puisqu’un seul coffret Jean Richard 1967-1970 de six DVD a été édité.

Que reste-t-il de mon adolescence?

Publié le 16/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
Que reste-t-il de mon adolescence?
Mon adolescence, qu’en reste-t-il ?

Dans la biographie que j’ai consacrée à Muriel Baptiste, j’évoque très souvent un témoin de cette époque, de façon anonyme, Francis.
Il était mon meilleur ami, mais à la fin de la classe de troisième, il a déménagé et changé de région. Nous nous sommes perdus de vue. J’ai tenté de le contacter dans les années 80 et l’ai eu brièvement au téléphone, il m’avait dit : « Ecris moi, je te répondrai ». J’ai écrit, il n’a pas répondu.
J’ai tant de fois entre 1971 et 1974 parlé à Francis de ma passion pour Muriel que l’idée m’est venue de le rechercher et de lui adresser un exemplaire du livre.
Comme il a un nom courant, avait changé d’adresse, et que j’avais peu d’indices, l’entreprise n’était pas aisée. J’ai cependant pu avoir sa mère au téléphone ce jour.
Francis avait un an de plus que moi.
Elle m’a annoncé qu’il était décédé l’an dernier.

RETOUR SUR L'ANNEE 1974

Publié le 16/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
RETOUR SUR L'ANNEE 1974
Retour sur 1974


1974 : La France perd son président, Georges Pompidou, le 2 avril. Les programmes télévisés sont interrompus sur les trois chaînes de l’ORTF pour l’annoncer. J’étais en train de regarder « Les dossiers de l’écran » ». Des élections présidentielles vont suivre.

La télévision demande à la chanteuse Dani, qui devait participer au Concours Eurovision de la Chanson avec « La vie à 25 ans », de se retirer de la compétition étant donné le deuil national.
Elle sort son disque sous le titre « Y’a pas de mal à s’faire du bien » et connaît un gros succès discographique.

C’est le groupe ABBA qui gagne le concours et signe son premier hit avec « Waterloo », début d’une belle aventure musicale qui s’achèvera 8 albums plus tard avec la chanson « The day before you came » en 1982.

En France, Claude François domine la variété (C’est l’année de « Le téléphone pleure », « Le mal aimé », « Chanson populaire »). Mais c’est aussi le retour de France Gall avec le 45 tours « La déclaration », et la révélation d’un chanteur hollandais, Dave, avec « Trop beau » et « Vanina », un artiste qui « rame » depuis des années, tandis que tous ceux qu’il a connu à son arrivée en France : Bashung, Fugain, Jonasz ont connu le succès ou vont le connaître (Bashung en 1980).

1974 est l’année de Pierre Groscolas, de Claude Michel Schonberg, du groupe Il était une fois et d’Italie nous vient un chanteur aujourd’hui bien oublié, Drupi, de son vrai nom Giampiero Agnelli. Un cas atypique : arrivé dernier au festival de San Remo 1973 avec « Vado via », cette chanson est un tube en France et Dalida la reprend. Drupi n’a pas de succès en Italie et là bas on l’appellera « un chanteur type exportation ». Notons aussi le succès du groupe « Au bonheur des dames » avec « Oh les filles ». Ce sont aussi les derniers succès de Mike Brant qui en novembre fera sa première tentative de suicide à Genève.

Joe Dassin connaît une année noire : Echec de son album et de son Olympia. Un an plus tard, « L’été indien », adaptation de « Africa » du groupe Albatros (dirigé par Toto Cutugno) viendra sauver sa carrière.

Christian Vidal, chanteur romantique, commence une carrière qui fera long feu. En 2007, on le revoit chanter « Angélique » dans « Chanter la vie » de Sevran ! Stone et Charden, Sardou, Dalida et Alain Delon sont au hit parade en 1974. Peu de gens le savent mais « Paroles paroles » de Dalida/Delon est l’adaptation d’un tube de l’italienne Mina chanté en duo avec Alberto Lupo. « Parole » en italien signifie « Mots » et non « paroles ». Peppino Di Capri connaît son plus grand succès avec « Champagne » en 1974, ce napolitain né en 1939 chante depuis 1958 mais reste inconnu en France, on a cependant une idée de sa popularité si l’on voit le film « Le fanfaron » (Il sorpasso ») avec Gassman et Trintignant où il fait une apparition.
En juin, Jean Gabin pousse la chansonnette avec « Je sais », qui sera un immense succès du disque.


L’ORTF est sans cesse perturbée par des grèves, c’est sa dernière année d’existence, on peut retenir de nombreuses séries qui datent de cette année là : « Etranger d’où viens-tu ? » avec Jean Pierre Andréani (le méchant dans « Sébastien parmi les hommes ») et Monique Lejeune (Clémence de Hongrie), « Nans le berger » avec Michel Robbe - qui dans les années 80 deviendra présentateur de jeux TV -, « Le secret des flamands » avec Isabelle Adjani qui avait déjà eu un petit succès au cinéma avec « Le petit bougnat », « Deux ans de vacances » d’après le roman de Jules Verne, « Maurin des Maures, l’illustre Maurin » avec Jean Gaven et Mireille Audibert, « Les faucheurs de Marguerite », « Les brigades du tigre », « Ardéchois cœur fidèle » qui fait de Sylvain Joubert une vedette. Et « Adieu mes quinze ans », d’après le roman de Claude Campagne, programmé déjà en 1971, fait l’objet d’une seconde diffusion.

En juin, un grand feuilleton quotidien de 40 épisodes commence : « Valérie », avec Sylvie Milhaud, sur une chanson du générique d’Yves Jouffroy. Ce feuilleton est de la veine de « Le temps de vivre, le temps d’aimer », et il sera rediffusé en 1977, mais son interprète principale n’est pas devenue une vedette.

Mais c’est aussi l’année d’énormes bides comme « A vous de jouer Milord » avec Henri Piegay, une série d’espionnage sans les moyens financiers appropriés pour la production. Les derniers épisodes de « Arsène Lupin » avec Georges Descrières sont diffusés, après son triomphe en 1971, la série est devenue poussive et il n’y aura pas de suite.

L’ORTF diffuse de nouvelles séries américaines et britanniques : « Cimarron » (qui date de 1967 !), « Kung Fu » avec David Carradine, « Banacek » avec George Peppard, « Elizabeth R » avec Glenda Jackson, « La grande aventure de James Onedin » dans laquelle apparaît Jane Seymour, future « Docteur Quinn », « L’homme de Vienne » avec Robert Conrad, « Les rues de San Francisco » avec Michael Douglas qui n’est pas encore une vedette, « Mission Impossible » revient et après Barbara Bain et Lesley Ann Warren nous révèle une nouvelle vedette féminine : Lynda Day-George.

En voulant faire un bain de minuit, Elisabeth Allain, la vedette de la série « Le 16 à Kerbriant », se noie le 26 juin en Italie. Francis Blanche nous quitte le 6 juillet, et début août l’une des deux héroïnes de la série « La mer est grande », Michèle Wattrin, fiancée de Robert Hossein, meurt dans un accident d’auto. Le 6 octobre disparaît une figure mythique de l’ORTF, René Dary, le commissaire Ménardier de « Belphégor ».

Muriel Baptiste fait trois dernières apparitions à la télévision (dont l’une tournée en 1971) et on ne la verra plus jamais. Pourtant, lorsque l’on se réfère à l’article de Télé Poche de février 1974, où elle pose en seconde page de couverture sur une belle photo couleurs, elle dit qu’elle rêve de rôles comiques. Le personnage des « rois maudits » commence à lui peser.
Elle prend du recul par rapport à son métier, ce qu’elle avait déjà fait à la fin de 1967, mais cette fois sans se douter qu’elle ne reviendra pas.
Cette année-là, je pense encore beaucoup à elle. Je l’aimais tellement. Le soir de la diffusion de « La double vie de Mademoiselle de la Faille », le 9 février, je ne l’avais pas revue depuis le 23 mai 1973. Mon cœur battait à tout rompre à chacune de ses apparitions dans cet ennuyeux téléfilm. Muriel Baptiste était le soleil de mon existence. Je n’ai jamais plus pu aimer quelqu’un comme cela ensuite.

LES ANNEES BONHEUR

Publié le 15/04/2007 à 12:00 par fansdemurielbaptiste
LES ANNEES BONHEUR
J'ai constaté qu'aujourd'hui, lorsqu'une date, une année, m'est présente, mon esprit immédiatement fait le lien: était-ce avant, pendant ou après ces années de passion pour l'interprète de Marguerite de Bourgogne?

Dernier exemple en date: j'aime la musique italienne, et le vétéran Peppino Di Capri a réédité en cd son album "Champagne" de 1974, avec en couverture une bouteille de champagne dont l'étiquette indique 1974. Même si je ne connais le talent de Di Capri que depuis 1982, pour moi cette référence à 1974 éveille en moi la fin de carrière de Muriel, la diffusion de "La double vie de Mlle de La Faille", les dernières apparitions de Muriel (Bernardy de Sigoyer et Un curé de choc).

Cette année 1974, Peppino Di Capri connaissait son plus gros succès avec "Champagne" qui n'a pas franchi les alpes, ici c'était "Le premier pas" de Claude Michel Schonberg, "J'ai encore rêvé d'elle" de Il était une fois, "Valérie" la chanson du feuilleton interprétée par Yves Jouffroy.

1972 et 1973 sont des millesimes qui rappellent à ma mémoire de bien jolies choses, encore plus agréables.
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