Publié le 08/09/2009 à 19:01 par fansdemurielbaptiste
"Il ne restait plus à Chateau Gaillard qu'une princesse captive, égarée de douleur, et qui pleurait sur le corps de l'infortunée Marguerite.
Si un certain matin de mars 1314, Robert D'artois, le baron écarlate, n'avait tramé complot contre les filles de Bourgogne, rien aujourd'hui ne serait pareil.
Et, sans le zèle obtus de Bersumée, Enguerrand de Marigny serait toujours aux affaires, l'héritage du roi de fer roidement maintenu, et la reine de France installée dans un couvent tranquille au lieu de pourir à Chateau Gaillard le col rompu.
Infortuné royaume de France...
- Robert: "Alors ma cousine, votre santé ne va bien à ce que je vois, de quoi souffrez vous ?"
- Marguerite: 'De tout, du froid, de la fièvre, je ne sais même plus si je vis"
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Publié le 05/08/2009 à 20:24 par fansdemurielbaptiste
Muriel Baptiste interpelle la voyante qui a prédit à ce jeune débutant en 1966 nommé Michel Polnareff, et c'est assez saisissant car elle devine le départ du chanteur de France, l'exil, qu'elle imagine en septembre 1968, et s'est produit dans la réalité en 1973.
Cette voyante, savait-elle que cette charmante jeune femme de 23 ans mettrait fin à ses jours vingt neuf plus tard ?
Muriel a ici deux ans de carrière, elle vient de tourner "La princesse du rail" et "Les chevaliers du ciel" à la télévision, de jouer "Gigi" au théâtre, et de tourner pour le cinéma "Déclic et des claques" (Une comédie de Philippe Clair qui ne la mérite pas ) et "Les sultans" avec Louis Jourdan, Daniel Gélin, Philippe Noiret et Gina Lollobrigida.
Muriel, ici croquant la vie à pleine dents, n'a plus que huit ans de carrière devant elle en 1966, puisque sa carrière s'est définitivement arrêtée, comme actrice, en 1974.
On remarque un Polnareff encore peu sûr de lui. Il est toujours là, on aimerait en dire autant de Muriel.
Publié le 05/08/2009 à 20:22 par fansdemurielbaptiste
Grâce à l'extrême gentillesse de mon ami Estuaire, je possède un enregistrement de l'émission "Un Jour, un Destin", voici donc des images entièrement inédites de Muriel Baptiste "au naturel", c'est à dire hors de son rôle d'actrice. Elle est ici avec Michel Polnareff et une voyante, le 9 novembre 1966. J'attire votre attention sur la rareté du document car Muriel n'apparaissait JAMAIS en public à la télévision en dehors de ses rôles ("les rois maudits", "la princesse du rail"). Mon magnétoscope est mort en engloutissant la VHS de cette image lundi soir, et voici le dvd enregistré par Estuaire.
Muriel, nous allons en avoir des choses à nous raconter le jour où je te retrouverai au Paradis. Cette rencontre avec un Polnareff débutant et hésitant, face à une Muriel sûre d'elle et n'ayant que deux ans de carrière, par exemple...
Publié le 04/08/2009 à 20:19 par fansdemurielbaptiste
L'émission consacrée à Polnareff commence sur France 2. Il est 22h50. "Un jour un destin", et apparaît une image en noir et blanc avec cette date : 9 novembre 1966.
Ce n'est pas le chanteur Michel Polnareff qui est à l'image, mais Muriel Baptiste, âgée alors de 23 ans. Muriel comme on ne l'a jamais vue. Elle ne joue pas un rôle : elle est là sous nos yeux.
Elle a le look de l'époque "Les chevaliers du ciel" qu'elle venait de tourner. On ne reconnaît pas sa voix tant elle est exhubérante. Cigarette à la main, elle interroge le chanteur.
"Dis moi Michel il parait que tu es comblé et que tu connais tout ce qui va t'arrive dans les jours et les années à venir"
Polnareff commence à répondre, à droite de l'écran, il y a une voyante qui en 1966 lui prédit l'exil qui sera le sien, mais en se trompant sur l'époque puisque Polnareff a quitté la France en 1973, et la voyante situe la chose deux ans après l'interview, soit en 1968.
- Je ne sais pas dit Polnareff, si quelqu'un peut me le prouver ..."
Muriel désigne la voyante : "Je crois que Madame te l'a déjà prouvé.
La voyante commence son discours
"Et après "dit Muriel....
Et après vous pourrez prendre le large, continue la voyante.....
La scène ne dure que quelques secondes à l'écran. N'ayant pas de DVD enregistreur mais seulement une VHS, j'ai voulu enregistrer, mais je ne me bercerai pas de ces images, la cassette reste coincée dans l'appareil qui rend l'âme.
Il s'agit donc, comme nous en avertit gentiment un internaute, d'un document exceptionnel : Muriel Baptiste pour la première (et la dernière à notre connaissance) dans son propre rôle, Yvette Baptiste, dite "Muriel".
Et en voyant ces images, je me dis que j'ai fait le mauvais choix, J'ai choisi de survivre, de croire à un ange gardien,
Mais Muriel, c'était avant tout cette vie, qui s'est éteinte définitivement le jeudi 7 septembre 1995 à 18 heures au 12 rue Pierre Budin à Paris. J'avais dit que cela m'embêterait de quitter cette terre sans savoir les circonstances de la fin de la comédienne. Je le sais depuis le samedi 18 juillet 2009. C'est rue Budin que j'ai enfin su quelles furent les dernières années d'Yvette/Muriel.
Maintenant, je joue les prolongations mais ce n'est quelque part pas honnête, pourquoi rester sur terre quand je sais que cette voix, ce visage, cette cigarette à la main, je ne les reverrai jamais.
Beaucoup de gens croient en Dieu. L'acteur Roland Giraud dimanche dernier m'a rassuré en parlant de sa foi inébranlable, et en disant qu'il était à pardonner au meurtrier de sa fille Caroline. D'autres croient, tels Bernard Giraudeau, Jacques Chancel, Jean Piat, Robert Hossein, André Falcon qui vient de nous quitter et m'avait écrit en 2006 ; "Qu'elle vous protège du haut du ciel pour tant d'amour".
J'ai fait le mauvais choix. Que Dieu existe ou pas, que l'âme de Muriel ait "survécu" ou pas, il me suffit de voir un reportage de Muriel hors du contexte d'un rôle de reine de Bourgogne ou de princesse du rail pour comprendre que cette vie là, qui m'était si précieuse, et depuis mon enfance, s'en est allée, et que continuer à vivre n'a strictement plus aucun sens.
Publié le 28/07/2009 à 11:42 par fansdemurielbaptiste
Sur le blog Kazeo de Muriel, un fan écrit ceci :
La semaine prochaine les Lundi 3 et Vendredi 7 Aoùt France 2 rediffuse une émission intitulée "un jour, un destin" consacrée à M Polnareff en fin de soirée. Je l'avais vu il y a 6 mois environ.
Au tout début on voit l'artiste s'entretenir avec 2 jeunes femmes - Je pense que celle à gauche de l'écran était Muriel - Je crois que ce document en N & B date de 1967 époque de la princesse du rail.
Si c'est bien elle ce serait le seul document audiovisuel où elle s'exprime naturellement sans jouer.
Publié le 24/07/2009 à 22:19 par fansdemurielbaptiste
LYON, 12 rue des Bournes, une maternité sur la partie haute de Lyon, La Croix Rousse.
Voilà l'endroit où Renée Meunier a donné naissance à une petite Yvette qui allait devenir Muriel Baptiste.
C'était le 11 juillet 1943.
En 1965, cette maternité est devenue une copropriété ainsi que me l'a gentiment montré une des copropriétaires lors de ma visite des lieux le vendredi 10 juillet 2009
Publié le 24/07/2009 à 22:17 par fansdemurielbaptiste
Le 11 juillet 1943, les parents de Muriel étaient domiciliés...6 rue des trois rois. Prémonitoire pour celle qui 29 ans plus tard deviendrait Marguerite de Bourgogne dans "Les rois maudits". La rue existe toujours et se trouve dans le quatrième arrondissement de Lyon, dans le quartier de la Guillotière.
Un voisin d'en face de l'adresse précise m'a dit être arrivé en 1976 et savoir qu'en 1943 se trouvait derrière cet immeuble une filature appelée LAYE.
Ces toutes jeunes années se sont passées là, mais pas longtemps, car Muriel fut élevée par une tante, et confiée à des pensionnats en France et en Angleterre. On peut donc supposer qu'elle n'est pas restée longtemps 6 rue des trois rois.
Cela reste quand même sa maison natale.
Publié le 24/07/2009 à 22:15 par fansdemurielbaptiste
Voici le 12 rue Pierre Budin. Depuis ma première visite de l'endroit en juillet 2006, le quartier a été en partie reconstruit.
Le 12 reste intact, tel que Muriel l'a laissé le 7 septembre 1995. Elle ne sortait que pour aller à sa boîte aux lettres. Ses voisins se rappellent sa gentillesse. Et ils savaient qu'ils avaient l'héroïne des "Rois maudits" parmi eux.
Muriel noyait son mal de vivre dans l'alcool jusqu'à ce jeudi 7 septembre à 18 heures.
Voici la dernière adresse où elle a vécu. Nous sommes dans le 18e arrondissement de Paris.
Publié le 23/07/2009 à 20:19 par fansdemurielbaptiste
L'endroit où le temps s'est arrêté, que je ne cesse de fleurir. J'ai beaucoup prié. Je suis resté là durant des heures. De là où tu es Muriel, tu as vu mon profond désespoir. Tu ne peux plus rien pour ton frère Jérôme, mais tu as décidé de sauver ton autre petit frère, moi en l'occurrence. J'avais décidé de mettre fin à mes jours pour te rejoindre. Merci Muriel de me donner la patience d'attendre le moment où l'heure sera venue de te rejoindre. Tu as chassé la tristesse de mon coeur.
Je ne peux aujourd'hui dire que je suis athée ou croyant, puisque je n'ai qu'à constater la force de vie que tu m'envoies de là où tu es.
C'est moi aujourd'hui qui te suis redevable. J'ai prié pour toi, tellement prié. Tu me l'as rendu au centuple. On dit que la foi transporte les montagnes, mais j'étais un piètre croyant.
Je ne sais plus aujourd'hui s'il faut que je dise "Je t'aime Muriel" ou "Merci Muriel".
Publié le 22/07/2009 à 19:45 par fansdemurielbaptiste
J'apprends ce jour avec beaucoup de tristesse le décès d'André Falcon (1924-2009), Enguerrand de Marigny dans "Les rois maudits", qui m'avait aidé lors de la rédaction de mon livre sur Muriel.
Nous étions restés en contact et 2010 sera la première fois où je ne lui présenterai pas mes voeux.
Un grand monsieur du théâtre s'en va.